Pour la première fois de la saison, les Carolos n’auront pas droit à une récupération normale, vu les trois jours qui séparent la qualification contre le Partizan du déplacement à Mouscron. L’heure de la rotation a sonné ?

Ce n’est, a priori, pas l’habitude du technicien français de faire tourner son effectif. Il n’a en effet titularisé que douze joueurs différents sur les sept premiers matchs officiels, cette saison. "Trois jours de récupération, c’est le minimum d’un point de vue physiologique et on l’a. La victoire et le mental peuvent compenser la fatigue physique. Moi, je mets les onze joueurs que j’estime les plus aptes."

Karim Belhocine ne se définit en tout cas pas comme un opposant à la rotation. "Je n’ai pas une philosophie de jeu contre ou pour la tournante. Je place ce qui me semble être la meilleure équipe sur le terrain."

Mais quels sont les avantages et les inconvénients de cette rotation ?

Côté pile, il y a d’abord la confiance du coach envers les joueurs. Ceux-ci se sentent soutenus et évoluent sans pression, conscients qu’une mauvaise prestation sera pardonnée. Puis il y a le rythme aussi et les automatismes. Les Zèbres se trouvent les yeux fermés sur le terrain et se battent les uns pour les autres. Dans le cas du Sporting, un équilibre a été trouvé dans l’équipe, Belhocine ne doit pas le chercher à chaque rencontre.

Côté face, il y a la fatigue qui s’accumule et les risques de blessure, pour un noyau carolo déjà assez restreint.

Les grandes victimes de cette absence de rotation, ce sont les remplaçants. Tsadjout (parti), Ribeiro Costa, Goranov, Henen, Nkuba et Hendrickx ne totalisent que 77 minutes de jeu en championnat. Il y a bien entendu de la frustration, vu l’impossibilité de se montrer… en match. Difficile dans ce contexte de se sentir concerné.