Suite aux incidents au Standard, deux supporters sont déjà interdits de stade.

Depuis le début de la saison, un match delegate assiste à chaque rencontre. Son rôle ? Évaluer l’organisation générale et la sécurité des matches de Pro League. C’est sur base du rapport de ce match delegate que Charleroi était convoqué hier devant la Commission des Litiges suite aux incidents qui avaient émaillé le choc au Standard (0-0). C’est la première fois qu’un rapport issu de cette nouvelle instance était donc jugé !

Le hic ? Le rapport de ce match delegate était incomplet, pour ne pas dire bâclé. "J’ai effectivement l’impression que ce dossier n’est pas complet. Ou du moins pas très lisible", a dit le Procureur. "Dans ce rapport, on reproche à Charleroi d’avoir allumé des feux de Bengale et d’en avoir jetés vers le terrain et vers la zone neutre."

Pas de trace, donc, de l’envoi d’un fumigène en direction de la tribune réservée aux supporters liégeois. Ce qui aurait pu causer de graves blessures. Et même si, sur les images diffusées en séance, on voit bien ce geste fou, la Commission doit se contenter de se baser sur le rapport. "Je ne peux donc proposer qu’une amende comme sanction…"

Une demande que la Commission a suivie puisque le Sporting s’en sort avec une amende de 500€.

Il n’est donc pas question de huis-clos ou de sursis… Ce que le Sporting craignait même si ces incidents se sont déroulés avant le coup d’envoi et n’ont pas perturbé le match (et n’entrent donc pas dans le cadre des sanctions de l’Union belge).

Afin d’éviter de nouvelles dérives, le club a pris les devants pour punir les fauteurs de trouble. "On a toujours travaillé main dans la main avec nos supporters pour éviter de tels débordements", a expliqué Pierre-Yves Hendrickx. "D’ailleurs, il y avait très longtemps que nos supporters n’avaient plus allumé de fumigènes en tribunes. Mais ce match au Standard reste toujours quelque chose d’exceptionnel pour nos supporters."

Ainsi, la police a identifié deux des supporters qui ont lancé ces torches. Il s’agit d’un Allemand et d’un Parisien. Des personnes qui ne pourront donc plus mettre les pieds dans un stade… en Belgique. "Vous comprenez donc qu’on est impuissant face à cela… Et la police s’engage à identifier les autres supporters fautifs le plus rapidement possible afin qu’ils reçoivent les sanctions appropriées."

Charleroi avait déplacé 1.300 supporters à Sclessin. Dommage que le comportement de quelques-uns punisse tout un club.