Un sentiment mitigé. C’est ce que ressentait Joris Kayembe à l’issue de ce nul arraché in extremis. "C’est frustrant. On produit du beau jeu et les opportunités sont là. Les phases arrêtées nous font mal. On sent qu’on peut gagner le match à 1-1. Nous sommes meilleurs mais pas tueurs, et c’est ce qui nous fait mal."

Le piston gauche tenait tout de même à se satisfaire de l’esprit d’équipe montré par les Carolos qui ont encore marqué au bout des arrêts de jeu comme à Gand. "L’esprit d’équipe est là. Tout le monde s’est battu. Se trouve-t-on dans une spirale négative ? Oui et non. Il faut vite prendre des points surtout que des échéances importantes arrivent après la trêve internationale."

Pour reprendre leur marche en avant, les pensionnaires du Mambourg vont devoir gommer quelques errements. "Nous sommes contents de jouer avec des jeunes et c’est important dans le cadre du projet du club, mais il ne faut plus réaliser des erreurs de jeunesse. Ça se paie cash et on court toujours après le score."

Le point positif se trouve dans le retour de Nicholson. Malgré son masque, l’attaquant a été précieux dans les duels. "Avant la rencontre, je lui ai demandé si je pouvais mettre les ballons sur sa tête. il m’a répondu qu’il n’y avait pas de problèmes. Ça ne l’a pas gêné et il n’avait pas peur. Shamar nous a fait du bien. C’est ce qui nous a manqué contre Malines."

Il faut désormais retrouver un équilibre défensif pour retrouver le goût de la victoire qui leur échappe depuis trois rencontres. Face à Genk, dans quinze jours, les hommes de Still n’auront plus le choix. Il faudra être moins laxistes s’ils souhaitent prétendre à de hautes ambitions.

"Un mur qui ressemblait à une passoire"

Stelios Andreou n’en croyait pas ses yeux. À la 73e minute, sur une passe en retrait un peu courte de Tchatchoua vers Koffi, le bloc du défenseur carolo sur Alioui a été sanctionné par l’arbitre Monsieur Van Driessche. Un coup franc lourd de conséquences puisqu’il a permis à Courtrai de mener 2-1. On a demandé l’avis de Luka Elsner sur cette phase : "Je suis l’entraîneur de Courtrai, donc oui j’ai compris. De manière générale, ce sont des choses moins sifflées mais, ici, l’arbitre a considéré qu’Andreou empêchait mon joueur d’aller vers le ballon." Oui, mais pourquoi pas une carte rouge, alors ? "Le quatrième arbitre m’a répondu que mon joueur n’était pas en possession du ballon, donc c’était jaune." Still pensait autrement : "J’ai un autre blason sur ma veste, donc j’ai plutôt vu le joueur de Courtrai foncer sur Andreou. Cela dit, il y avait moyen de placer un mur qui ressemblait vraiment à un mur et pas à une passoire."