Après huit rencontres, Charleroi est finalement tombé et a encaissé sa première défaite de la saison ce dimanche soir sur son terrain. "Nous sommes très déçus et il faudra réfléchir à ce que nous pouvons améliorer", avance le coach Karim Belhocine. "Le Standard a débuté avec un bloc bas et il fallait trouver des solutions. Au retour des vestiaires, nous avons réalisé quelques modifications et nous sommes mieux entrés dans cette deuxième mi-temps. Mais nous prenons alors deux buts qui ont finalement créé beaucoup de déception. Il y avait peut-être de la fatigue mais je ne dirais pas qu’il y a eu un manque de fighting spirit."

Le coach a dû réaliser un changement majeur dans son onze de base avec l’absence de Maxime Busi, remplacé par Gillet, tout en devant remplacer Steeven Willems à la mi-temps de la rencontre. "À l’échauffement, Steeven a ressenti quelque chose", commente le T1 zébré. "Il a continué, nous l’avons testé et le staff médical a donné son feu vert pour qu’il débute la rencontre. En fin de première mi-temps, la douleur a augmenté et nous n’avons pas voulu prendre de risques. Dans un contexte général, nous avions une défense avec beaucoup d’automatismes depuis le début de la saison. Je ne sais pas si cela peut être une explication à la défaite. Max et Steeven sont des joueurs importants mais ils ont été bien remplacés."

Malgré la défaite, le Sporting reste en tête du classement de Pro League, avec une unité d’avance sur le Club Bruges. "Il y a beaucoup de supporters qui sont déçus mais j’ai dit à mes joueurs que nous restons premiers du championnat de Belgique", continue Karim Belhocine. "Nous avons montré un bon visage avant cette rencontre face au Standard, nous étions un peu moins bons ce dimanche soir et nous tenterons de revenir plus forts après la trêve. Peu de monde aurait parié sur le fait de nous retrouver en tête du championnat après huit journées… Nous grandissons en tant qu’équipe et nous profiterons du repos."

Ce début de trêve s’annonce mouvementé avec des arrivées et des possibles départs au Pays Noir. "Nous avons besoin d’un noyau plus profond", avoue Belhocine. "Nous savons, avec la direction, ce dont nous avons besoin et nous essayerons d’agir dans les prochaines heures. Concernant des départs de cadres, je n’ai pas de craintes. J’espère qu’on ne perdra pas un titulaire même si un joueur peut partir à tout moment… Je vais attendre et surtout m’atteler à ce que je peux contrôler…"

"Pas le droit de se relâcher dans un derby"

Le capitaine carolo était déçu et même en colère en quittant la pelouse du Mambourg. Dorian Dessoleil ne digérait pas la prestation de son équipe dans une rencontre si importante, face au Standard, même s’il ne s’agissait finalement que de la première défaite de la saison en championnat. "C’était compliqué à vivre au niveau de la manière surtout. À partir de la 60e minute de jeu, certains ont oublié qu’on jouait le choc wallon. On n’a pas le droit de se relâcher, de faire les choses à moitié. On n’a pas le droit", a-t-il répété au micro d’Eleven.

Pas question pour le défenseur central de se cacher derrière des excuses, comme la fatigue liée à la rencontre européenne de jeudi, pour expliquer la première défaite des Zèbres en championnat. "Ce n’était pas un manque de fraîcheur. Dans un derby (sic), il n’y a pas de fatigue. C’est au mental qu’on y va. Le Standard a tout donné durant 95 minutes alors qu’on s’est arrêté à la 65e."

Une bonne entame, mais pas d’occasions

Selon le Carolo, les locaux ont proposé de bonnes choses durant le premier acte. "On était bien en première période, avec la possession de balle, sans vraiment se créer d’occasions. Puis on a très bien recommencé après la pause, en mettant la pression sur le Standard. Jusqu’à l’heure de jeu."

Face au Lech Poznan et au Standard, les Hennuyers se sont à chaque fois inclinés sur le score de 1-2. Mais pour Dorian Dessoleil, la mentalité était complètement différente. "Nous avons été éliminés de l’Europa League jeudi en donnant tout. Mais ici, nous avons été battus sans tout donner. À partir du moment où les efforts ne se font pas, on devient une petite équipe."

Avant de se rendre à Genk, le Sporting va pouvoir recharger ses batteries. Physiquement, mais surtout mentalement. "On va tout faire pour relever la tête. Il y a beaucoup d’internationaux, ils vont nous quitter. Ça va leur faire du bien de récupérer un peu de fraîcheur mentale", concluait-il, sans nommer les joueurs concernés par ce manque d’engagement.