Onur Kaya veut rendre la confiance au staff technique

CHARLEROI Samedi soir, Mehdi Bayat a précisé, avec sagesse, qu’il ne tenait pas à réagir “à chaud” à la lourde défaite des Zèbres. Ce qui n’a pas empêché le directeur général de Charleroi de prononcer un discours empreint de bon sens : “C’est dommage de devoir raisonner de la sorte, mais nous devons nous contenter… des résultats de nos concurrents directs. Ceux-ci n’avancent pas non plus, ou si peu, et là, c’est une chance formidable pour notre Sporting !”

Ces propos sont on ne peut plus justes. Eu égard à la faiblesse (il ne faut pas s’en cacher) de notre championnat et surtout au nivellement par le bas de plusieurs clubs (ils sont au moins quatre dans la course aux playoffs 2 dont deux éviteront donc les playoffs 3), Charleroi serait sauvé dans la configuration actuelle du classement. Or, avec sept points sur trente au tiers du parcours (sept défaites pour dix matches !) le même Charleroi devrait être carrément largué. Une analyse qui vaut, bien sûr, pour le Cercle Bruges, Waasland-Beveren et le Lierse...

Ce qui fait dire à Onur Kaya : “Nous ne sommes heureusement pas à la rue. Je constate aussi qu’une telle défaite ne nous ôte pas les qualités existantes. Car malgré le score du match, il s’est produit des tournants qui auraient pu inverser les tendances. Nous aurions pu – et surtout aurions dû – exploiter notre bon quatrième quart d’heure. Et si nous avions effectivement égalisé à la reprise, tout aurait probablement été différent.”

Maintenant que le mal est fait et que la position du staff technique (maintenu en place, ce qui nous semble logique) est claire, les joueurs savent ce qu’il leur reste à faire : “Cela fait deux fois de suite que nous foirons à des moments cruciaux de notre programme”, examine encore le médian belgo-turc. “Nous devons nous réveiller. Car les responsables, ce sont bel et bien nous, les joueurs. Nous avons confiance en notre entraîneur, mais il nous appartient de le lui prouver.”

On dit souvent qu’il est nettement préférable de traverser une trêve sous l’effet d’un bon résultat : “Dans notre cas, ce n’est pas plus mal que survienne une interruption. Nous ne devons pas parer au plus pressé.”



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