Après avoir fait partie des grandes promesses du football français, Damien Marcq s’est un peu perdu dans les méandres de plusieurs prêts en Ligue 2. Transféré pour 2,4 millions d’euros de Boulogne à Caen, il n’a jamais su confirmer les attentes nées de son éclosion précoce.

"Je suis très lucide quant à mon parcours, indique-t-il. C’est avant tout parce que je n’étais pas à la hauteur sur le terrain que je me retrouve aujourd’hui à devoir relancer ma carrière. J’ai sans doute fait des mauvais choix. Notamment au moment de rejoindre Dijon. Mais c’est du passé. J’avais envie de tenter une aventure à l’étranger, et je me retrouvais complètement dans le projet de Charleroi. Malgré quelques touches en Allemagne, un accord a très rapidement été trouvé."

Milieu de terrain solide, il devra aussi endosser le rôle de guide : "J’étais capitaine de Boulogne à vingt ans, et cela m’a permis d’acquérir rapidement de l’expérience et de la maturité. J’ai aussi eu la chance de goûter à cinq sélections en équipe nationale espoirs. J’ai joué au prestigieux tournoi de Toulon, en Argentine ainsi que lors des qualifications pour l’Euro. Malheureusement, je me suis vite retrouvé catalogué en France. J’ai connu deux descentes successives avec deux clubs différents, ce qui n’est jamais une bonne affaire…"

Felice Mazzu n’aura que l’embarras du choix pour l’employer dans son onze : "J’ai été formé en tant que défenseur central, avant de monter d’un cran. Mais je peux toujours dépanner à l’arrière, et même sur le flanc droit. Bien sûr, je suis encore un peu court physiquement. Je viens à peine d’être sorti de mes vacances pour me retrouver en Hollande. Mais je pense que je vais vite retrouver le rythme. Le groupe n’est finalement pas si avancé que ça dans sa préparation."

Pour ce qui est de l’intégration, Damien a déjà eu l’occasion de croiser certains de ses nouveaux partenaires durant sa carrière : "Je connais surtout David Pollet, que j’ai affronté à quelques reprises. J’ai aussi joué contre Francis N’Ganga et le frère de Parfait Mandanda. D’un point de vue plus général, j’ai surtout appris à connaître la compétition belge via les Diables Rouges. Leurs résultats sont impressionnants, et cela donne une bonne idée du talent qu’il peut y avoir en Belgique."

Le championnat peut en tout cas se targuer de compter une nouvelle pépite.