Dans le cadre des 350 ans de Charleroi, le Sporting rend une visite amicale à son voisin de l’Olympic.

Des business seats complets. Une tribune d’honneur qui affiche également sold out. Il y aura du beau monde ce soir à la Neuville où la police table sur une assistance de 2.000 supporters (des chiffres optimistes).

Pour poursuivre les festivités du 350e anniversaire de la Ville de Charleroi, l’Olympic accueille son voisin du Sporting pour un derby qui sent bon la nostalgie. Si Zèbres et Dogues ont longtemps été ennemis, c’est aujourd’hui un esprit très fraternel qui unit les deux clubs distants de quelques dizaines (!) de mètres à peine.

"Les relations entre les deux clubs sont excellentes," confirme Pierre-Yves Hendrickx. "C’est une sorte de relation familiale entre un grand frère et son petit frère."

Et le Sporting ne s’en cache pas, il espère voir l’Olympic gravir très vite les échelons de la hiérarchie du foot afin de quitter cette deuxième division amateurs (l’équivalent de l’ancienne promotion). Il n’est donc plus question de parler de rivalité entre les deux entités.

"Notre volonté est de pouvoir mettre à la disposition de l’Olympic nos jeunes les plus prometteurs. Mais tant que les Dogues n’évolueront pas un échelon plus haut, il sera difficile de mettre cela en application. Pourtant, pour nos jeunes éléments, il serait peut-être parfois plus intéressant d’aller se mesurer à des hommes que de disputer des rencontres U17 ou U19 …"

Autre preuve de la bonne entente entre les deux clubs, les Zébrions disputent leurs rencontres de championnat à la Neuville.

"C’est un win-win . Nos Espoirs jouent dans un vrai stade et l’Olympic perçoit les rentrées financières du ticketing et de la buvette. La saison dernière, on a rencontré quelques soucis avec l’état du terrain qui s’est fortement dégradé. L’accord doit encore être finalisé mais le Sporting prendra désormais à sa charge le coût de l’entretien de cette pelouse."

Un terrain qui a été refait lors de la trêve estivale.

Actuellement, aucun joueur n’est prêté par le matricule 22 à son petit frère. "Mais je le répète, une vraie collaboration sportive sera mise en place une fois que l’Olympic évoluera au moins en D1 amateurs."

C’est également ce que souhaite Philippe Van Cauwenbergh, l’échevin des Sports de Charleroi. "Mon but est de permettre à Charleroi de garder ses meilleurs éléments, et de ne pas les voir partir ailleurs. Le cas de Roman Ferber, passé du Sporting à l’Olympic et inversement en est le meilleur exemple ! Je remercie les deux clubs de s’associer aux activités mises en place par la Ville pour fêter cet anniversaire."

Du côté des Dogues, on retrouve deux anciens Zèbres. Grégory Christ et Pino Rossini (par ailleurs beaux-frères dans la vie privée) ont pour mission de faire tourner l’équipe des Dogues. Ils auront à cœur de se mettre en évidence.