Les Zèbres ont trouvé la bonne formule pour contrer une équipe "bourrée de biceps".

Face aux armoires à glace de l’Antwerp toujours prêtes à s’engager dans des duels physiques, le Charleroi de Felice Mazzù a trouvé la bonne recette pour frustrer Jelle Van Damme et ses équipiers. Avec à la clé une victoire qui ne souffre aucune discussion et qui permet aux Carolos de conserver leur belle deuxième place au général.

"Vu les gabarits de l’Antwerp où leur plus petit joueur serait le plus grand chez nous, il fallait éviter le combat purement physique, analysait Gaëtan Hendrickx, 1 m 75 et 64 kilos, mais qui a régné sur l’entrejeu. On devait imposer notre vivacité, notre mobilité et proposer un football horizontal dans le dos de leurs défenseurs. C’est ce qui est arrivé sur nos trois buts. Nous avons parfaitement appliqué les consignes de l’entraîneur. J’ai trouvé notre équipe très sereine malgré la pression du public local. On a fait un match mature. Au fil des minutes, l’Antwerp ne trouvait aucune solution pour nous bouger tactiquement et a perdu sa lucidité dans ses choix."

Et sur chaque faute commise par un Zèbre, les joueurs du Great Old rouspétaient et perdaient leur concentration. Une victoire psychologique qui a mené les Hennuyers à un succès final.

"J’ai reçu pas mal de coups (NdlR : essentiellement de la part de Jelle Van Damme) et j’ai essayé de gagner pas mal de temps pour les frustrer", expliquait Dodi Lukebakio dont les propos étaient confirmés par Marco Ilaimaharitra : "On s’est rendu le match simple en répondant physiquement à l’Antwerp, qui est une équipe qui rentre dedans, puis on a imposé notre technique. On a répondu par notre football. On a été aussi été un peu malins en restant au sol, en les frustrant."

Une tactique payante dont se félicitait Felice Mazzù : "Je suis fier de mes joueurs, de la manière dont ils sont venus prendre les trois points face à une équipe de l’Antwerp bourrée de biceps, de mentalité et d’envie. Malgré notre déficit de taille, nous avons répondu présent dans l’impact. Dans ce domaine, c’est notre match référence. On a aussi bien géré la rencontre malgré un environnement difficile."

Et s’il n’évoquera pas le combat physique proposé par ses hommes, ni l’absence de Faris Haroun (NdlR : suspendu), Laszlo Bölöni expliquait par d’autres paramètres la défaite de son équipe : "Nous avons été faibles techniquement et au niveau de l’état d’esprit."