Collins a passé son premier jour en tant qu'entraîneur carolo

CHARLEROI " Les meilleurs entraîneurs de D1 anglaise sont des Ecossais..." lâchait Abbas Bayat lundi. Certes, mais la réussite de Collins au Mambourg passera d'abord, et surtout, par une adaptation des joueurs à ses thèses et méthodes mais aussi par sa propre adaptation à la réalité d'un club à cent lieues de ce qu'il a connu...

Hier, il a déjà pu se rendre compte que les installations du Sporting étaient un tantinet différentes de ce qu'il a vu samedi à Genk aux côtés de la famille Bayat...

Ce n'était pas la foule pour l'accueillir à Marcinelle ("Pas un cinq étoiles mais l'essentiel, c'est d'accomplir son travail et de progresser à travers celui-ci !" ), même si la bonne dizaine de supporters présents détonnait par rapport au quasi néant habituel.

Cinglé d'un survêtement noir et blanc à ses initiales (idem pour son adjoint) là où l'ancien staff duquel subsiste le duo Henin-Vandewalle oeuvrait en rouge et gris, Collins dressait un premier bilan positif : "On s'entraîne comme on joue, c'est-à-dire aussi bien sur la durée qu'au niveau de l'intensité du travail qu'il convient d'accomplir. J'ai senti que tous les joueurs étaient motivés, mais il faut que ce soit le cas chaque jour !"

Et d'exposer ses principes de base : "Les joueurs doivent tous vouloir le ballon, donc bouger en conséquence lorsqu'ils ne le possèdent pas ou bien lorsqu'il leur a échappé. Ce qui revient à dire que nos premiers défenseurs seront nos attaquants et qu'il importe de jouer sans ballon. Tout simplement. Pour ma part, j'ai les yeux partout au cours des entraînements. En outre, si je suis également un adepte des consultations vidéo, il faut que celles-ci soient appuyées par les mots."

John Collins a aussi énoncé ses objectifs pour les mois à venir : "Il faudra produire de bonnes prestations et gagner car tout le monde sait que le club veut remporter un jour quelque chose. Les joueurs doivent donc m'emboîter le pas."



© La Dernière Heure 2008