Marco Ilaimaharitra est revenu, entre autres, sur le choc wallon gagné par les Zèbres.

Dimanche soir, face au Standard, il a été l’un des hommes forts de Charleroi. Associé à Morioka, Marco Ilaimaharitra a évolué à un très haut niveau, permettant aux Zèbres d’arracher trois points mérités face au grand rival liégeois. Ce lundi, celui qui est particulièrement discret dans les médias a accepté l’invitation du Grand Débrief.

La victoire lors du choc wallon. "Au match aller, nous avions déjà fait une grosse prestation. Nous voulions montrer qu’à domicile nous pouvions être intraitables. Nous voulions aussi montrer qu’il fallait vraiment prendre Charleroi au sérieux cette saison et que nous allions être une équipe compliquée à jouer. L’envie de gagner les duels, de montrer que nous pouvions être supérieurs à l’équipe m’a bien plu. Nous avons bien répondu présent. Nous avons beaucoup couru aussi, c’était d’ailleurs la première fois de ma carrière que j’avais des crampes. Cela faisait bizarre d’avoir cette sensation…"

Les objectifs des Carolos. "En tant que footballeur professionnel, si on n’est pas ambitieux, cela ne sert à rien de jouer. Nous essayerons de finir le plus haut possible. Nous ne voulons pas juste paraître dans ces playoffs 1, nous voulons viser la marche la plus haute possible. Nous venons d’avoir un avant-goût des playoffs et cela nous a plutôt réussi."

Le mercato. "On verra à la fin de la saison si c’est le moment d’aller voir ailleurs. Pour l’instant, j’ai beaucoup trop la saison en tête pour réfléchir à ce que je vais faire. Je n’ai pas de priorité, de vouloir rester en Belgique ou de rentrer en France. Si départ il doit y avoir, j’irai là où ce sera le plus intéressant pour moi."

Ses cartes jaunes. "Je suis à une carte jaune d’une suspension de deux matchs… Je vais devoir en discuter avec le coach. Ne pas jouer une des deux dernières rencontres ? Peut-être, je ne sais pas… 31 cartons jaunes en 3 ans, ça va (sourire). Ce n’est pas une statistique qui me fait plaisir, j’aurais préféré en avoir moins mais, si cela peut servir à l’équipe, tant mieux. Un joueur méchant ? Cela dépend. Je peux le devenir quand il n’y a plus de respect de l’adversaire mais je ne le suis pas de base."

L’arbitrage en Belgique. "J’ai vu plus de choses surprenantes en Belgique qu’en France… Ceux qui jouent ou ceux qui observent le football belge doivent comprendre. Quand tu vas jouer à Bruges, à Anderlecht ou encore au Standard, cela arbitre beaucoup plus d’un côté que de l’autre. Les joueurs de certains clubs peuvent se permettre et dire des choses que des joueurs comme nous ne pouvons pas faire. Nous ne sommes pas pris de la même manière."