À Charleroi, hormis Losada, tout le monde a réussi à tenir officiellement sa langue

CHARLEROI Vendredi dernier, quand l’histoire d’une éventuelle demande d’Anderlecht à propos de Losada est revenue sur le tapis à l’occasion du point Presse carolo d’avant-match, Jacky Mathijssen faisait celui qui tombait des nues : “Je reprends l’Argentin dans la sélection amenée à en découdre avec Anderlecht et c’est moi seul qui déciderai de l’aligner ou pas” .

Quelques instants après la rencontre, Ariël Jacobs s’agaçait de notre question de savoir s’il avait eu vent de l’affaire : “Du vent ? Quel vent ? Il n’y avait pas de vent aujourd’hui… Si cela était exact, le métier d’entraîneur deviendrait alors plus facile qu’il n’est…”

Jacky Mathijssen, à l’instar de ses dirigeants et de ceux d’Anderlecht (via Steegen), maintenait, lui, logiquement le cap : “C’est moi qui ai décidé qu’Hernan ne commencerait pas ce match. Pour le reste, je ne suis au courant de rien…. Je le répète : c’est ma décision !”

Et d’enchaîner sur la prestation de son dernier renfort en date, dont il avait déclaré attendre beaucoup sur base de ses immenses qualités : “Il doit encore améliorer pas mal de choses mais on le savait. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’a pas débuté la partie de ce samedi. J’attends évidemment qu’il retrouve petit à petit son niveau.”

Car voilà sans doute ce qui a dû le plus énerver Jacky Mathijssen dans toute cette histoire qu’il a dû subir à partir d’une petite phrase prononcée en semaine par Mogi Bayat (voir par ailleurs).

En fait, Losada n’était vraiment pas prêt à entamer ce match, comme sa prestation d’une petite quarantaine de minutes l’a démontré…

Pour conclure, si certaines sources évoquaient une demande du Sporting bruxellois de ne pas le faire jouer plus d’une demi-heure (ce que la durée de son apparition sur le terrain a donc quelque part démenti), tous les témoignages que nous avons pu récolter en marge de cette rencontre de la part de gens particulièrement bien placés concordent : les Mauves avaient bel et bien demandé que l’Argentin, dont ils paient l’immense majorité de l’énorme salaire (aux normes de chez nous, bien sûr…), ne débute pas la partie.

La prochaine fois, autant l’écrire noir sur blanc !



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