Charleroi Felice Mazzù était satisfait de la rencontre de l’Iranien et de celle de Busi.

Malgré les deux points perdus, Felice Mazzù était un coach fier de ses joueurs à l’issue de la rencontre, eux qui ont affiché un tout autre état d’esprit qu’à Mouscron. Si la mauvaise gestion des dernières minutes a posé problème, le rythme imposé par Charleroi n’a laissé que très peu d’occasions à Ostende de s’exprimer alors que la possession de la balle était majoritairement zébrée.

Mais les supporters ne se souviennent souvent que du score final et, cette fois, le but inscrit par Ostende sur une rentrée en touche dans les arrêts de jeu a fait très mal. Au marquage de deux hommes sur cette phase, le jeune Maxime Busi n’était pas pointé du doigt par son coach. "Je ne pense pas qu’il faille jeter la pierre sur Maxime sur cette phase" , explique le T1 carolo. "Je n’analyse jamais la prestation d’un seul joueur quand nous encaissons. C’est le bloc entier qui n’a pas su avoir la bonne gestion sur la fin de rencontre."

Pour une première titularisation, Felice Mazzù était même plutôt content de la prestation de Busi.

"Il a fait un super match pour sa première" , commente Mazzù. "Sa jeunesse, son enthousiasme et sa discipline lui ont permis de réaliser le match qu’il fallait."

L’autre nouveau joueur aligné d’entrée par Mazzù était Younes Delfi. Très à l’aise balle au pied, le joueur de 18 ans a profité de sa bonne semaine d’entraînement.

"Younes a montré de très bonnes choses à l’entraînement, autant d’un point de vue technique que dans sa verticalité" , analyse l’entraîneur des Zèbres. "J’étais content d’avoir un joueur de flanc supplémentaire, ce qui nous a manqué ces dernières semaines et ce qui m’a obligé à mettre en place des dispositifs tactiques différents. Pour une première, ce n’est pas trop mal, même si j’aurais aimé qu’il soit plus dans la verticalité."

C’est un joueur avec du rythme dans les jambes que les supporters carolos ont applaudi à sa sortie, lui qui a joué neuf rencontres dans le championnat iranien cette saison.

"Il a joué en championnat et avec son équipe nationale durant la première partie de saison", explique Felice Mazzù. "Il avait du rythme et nous avons pensé que c’était le bon moment de le lancer dans la bagarre. L’objectif était aussi de créer un effet de surprise chez l’adversaire."

Un effet de surprise qui a eu lieu, les défenseurs ostendais multipliant les fautes pour arrêter un joueur très à l’aise techniquement. Malgré la victoire qui lui est passée sous le nez, Felice Mazzù peut être rassuré : il y avait plus d’une note positive à souligner ce samedi soir sur le terrain.