Même s’il refuse d’évoquer le match contre le Standard, Felice Mazzù envoie une flèche dans le mille.

Alors que Felice Mazzù tenait sa traditionnelle conférence de presse d’avant-match, il consultait régulièrement son téléphone portable. "Pour suivre le résultat de Genk."

Les Limbourgeois, adversaires des Zèbres mercredi en Coupe de Belgique, ont gagné 0-2 et remporté leur poule d’Europa League.

Un match qui devait initialement avoir lieu jeudi mais qui a été décalé en raison de la météo. Suite à ce report, le délai de 72h entre deux matches ne peut pas être respecté et Genk ne défiera donc pas Beveren ce week-end. Au lieu d’affronter des Limbourgeois qui auraient pu être émoussés par la succession de matches, c’est donc une équipe plus fraîche qui se présentera au Mambourg mercredi. "Le règlement est ainsi fait", philosophait Mazzù. "Et j’espère que tous les règlements seront toujours respectés, partout."

Voilà une phrase certainement adressée à la Commission des Litiges qui étudiera ce mardi l’arrêt du "match de la honte" face au Standard.

Une rencontre sur laquelle plus personne ne veut revenir au Mambourg. "Elle est passée, fini, terminé. Trou noir" a dit Mazzù.

Reste que le coach entend bien que ses hommes aient l’esprit totalement focalisé sur ce match à Eupen, et pas vers la Coupe ou le Standard. "Naturellement ou par mes choix, il va se passer des choses dans mon groupe avec ces 5 matches à jouer en 15 jours. C’est une période où tout mon noyau doit être prêt. Et il l’est."

Pas question, dès lors, d’évoquer un manque de fraîcheur avant de recevoir Genk. "On a déjà été chercher des succès au mental et en étant moins frais que l’adversaire", poursuit Mazzù en faisant référence à la récente qualification contre Anderlecht. "Avec de l’envie et de l’organisation, on peut y arriver."