Mehdi Bayat n’a pas aimé voir une équipe qui, selon lui, "avait peur de gagner".

"Mon cœur a pris dix ans cette année, je suis fatigué."

Mehdi Bayat ne va évidemment "pas s’en plaindre", mais ses Zèbres aiment jouer avec les nerfs de leur public. "C’est la quatorzième fois qu’ils nous font le coup de marquer en fin de match ! Pas la première, pas la cinquième, la quatorzième ! On est bien sûr satisfait du résultat… mais j’ai tout de même passé un petit savon au vestiaire. Le genre de petite gueulante qu’on peut passer après une victoire mais pas après un nul ou une défaite."

Quel en était le contenu ? "Ce que j’attends, c’est qu’on se positionne comme une équipe qui joue le haut du classement", expliquait l’administrateur-délégué du Sporting. "On avait peur de gagner ce soir. Quand on est à notre position, on doit parvenir à gérer ce genre de rencontres avec plus de facilité. On doit, par notre attitude, être capable de gérer ce genre de rencontres… pour le bien névralgique de tout un stade."

Ce petit coup de gueule n’a pas empêché Mehdi Bayat de récompenser ses joueurs, via une prime.

"J’appuie sur un autre point de motivation que celui du coach", souriait-il, avant de faire les comptes. "Nous avons 47 points donc je pense qu’on peut dire que nous sommes en ballottage très favorable pour atteindre les PO1 . Mais il faut rester vigilant et regarder ce qu’il se passe autour de nous. Il nous reste à terminer le boulot."

Dès samedi prochain. Devant un Mambourg comble ? "Il y aura sans doute plus de monde que contre Saint-Trond", expliquait-il. "Mais je suis un peu déçu qu’il n’y ait eu que 8.600 personnes ce soir. Je m’attendais à plus. Mais ceux qui étaient là ont été extraordinaires…"