Philippe Migeot évoque l'honnêteté et la correction de Jean-Pol Spaute...

CHARLEROI Dans les années 80, Philippe Migeot était l'intello du Sporting. L'ingénieur était, comme bien d'autres, très ému hier : "Je retiens plus l'homme que le président. Il était constamment disponible et disait toujours oui. Peut-être était-ce un tort, d'ailleurs. Honnête et humain, il n'a jamais sacrifié ses convictions pour quoi que ce soit. La correction l'habitait. Avec lui, il n'y avait pas besoin de papiers. Quand c'était dit, c'était dit et on n'y revenait plus."

Jean-Pol Spaute avait l'avantage de savoir ce qu'était un vestiaire : "Il n'y descendait pas souvent, mais je me souviens d'une fois où il le fit après quatre défaites de rang. Il ne cria pas, ce qui m'avait frappé."

Autre anecdote : "Capitaine à 21 ans, je n'avais aucune expérience de la vie. J'étais allé lui soumettre un système de primes sur base de la fréquentation du stade. Pour ne pas me froisser, il m'avait répondu que c'était une idée à retenir. C'était tout lui, ça... Quelques années plus tard, je me suis dit qu'il avait dû me prendre pour un clown."



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