Ce mardi, le Sporting Charleroi a mis un terme à sa collaboration avec Karim Belhocine, licenciant pour la première fois un entraîneur depuis la reprise du club par le duo Bayat-Debecq. Le désormais ex-T1 carolo paye la non-qualification européenne, l’élimination en huitième de finale de la Croky Cup face à La Gantoise et la fin de saison prématurée terminée à une triste 13e place après une dernière défaite face à Eupen. Dans son communiqué, le club carolo annonce que Belhocine dirigera les entraînements et les matchs amicaux jusqu’au terme de la saison. L’annonce du licenciement faite, les regards se tournent vers le profil du futur entraîneur. Un coach qui devra reprendre en main une équipe talentueuse mais au fond du trou psychologiquement.

Mehdi Bayat s’en est rendu compte avec Mazzù puis Belhocine : son club n’a rien gagné avec des entraîneurs au palmarès vierge. Son choix pourrait se porter sur un entraîneur aguerri qui sait ce que c’est de soulever un trophée. Une qualité qu’a Besnik Hasi, l’actuel entraîneur d’Al-Saed (Arabie saoudite) qui a remporté un championnat et une Supercoupe de Belgique avec Anderlecht.

L’Albanais a déjà été contacté dans le passé par Charleroi (tout comme Elsner, sous contrat à Courtrai jusqu’en 2024 et Vanhaezebrouck actuel coach de Gand) et ne verrait pas d’un mauvais œil un retour en Belgique, où sa famille habite actuellement. Une autre piste intéressante pourrait mener à René Weiler, lui aussi champion de Belgique avec Anderlecht. Mais le Suisse, qui est libre de tout contrat après avoir mené le club égyptien d’Al-Ahly au sommet, préfère un club capable de jouer le titre dans son championnat. Reste à prendre en compte l’aspect financier qui pourrait pousser le Sporting à tenter un nouveau pari, comme il l’a fait avec Mazzù et Belhocine. Le club, qui voudra aussi un coach décidé à lancer des jeunes, explique pour sa part qu’aucun choix n’a encore été fait. La direction prendra le temps qu’il faut pour trouver le successeur de Belhocine.