C’est du côté de Roulers que Charleroi est allé dénicher le premier renfort de son mercato.

Un défenseur central complet, à même de pallier les départs conjugués de Dzinic, de Bojovic et de Dessoleil. "J’avais plusieurs autres propositions en D1, mais c’est le projet carolo qui me convenait assurément le mieux. Mehdi Bayat a su me convaincre, et je sens déjà que j’ai fait le bon choix", lance Sébastien Dewaest.

À le voir mettre l’ambiance durant ce stage aux Pays-Bas, on l’imagine débarqué au Mambourg depuis des années. "C’est vrai que je me suis rapidement intégré dans ce groupe. Il y a une bonne ambiance, et presque tout le monde est francophone. Ce qui fait déjà une fameuse différence par rapport à Roulers. Je me suis mis pas mal de pression aussi cet été, pour tenir de suite la route sur le terrain. Ce passage en D1, c’est une fameuse étape. Et en football, on n’a rien sans rien."

Le garçon espère faire des ravages dans l’arrière-garde. "Mon objectif, c’est d’être dans le onze pour démarrer le championnat à Bruges. Mais si ce n’est pas le cas, ce sera à moi de continuer à bosser. Je suis solide dans les duels, et je ne me défends pas trop mal techniquement. Après, il me reste encore à travailler un peu la tactique. Heureusement, c’est le cas, ici, à Arnhem."

Et le joueur de livrer sa botte secrète : "L’année dernière, j’étais souvent lancé en attaque durant les dernières minutes de jeu. Ça m’a permis d’inscrire quelques buts à l’arraché. Et encore, les phases arrêtées étaient souvent mal tirées. Avec un Onür Kaya en forme dans l’équipe, ça va être une autre histoire. Disons que j’espère planter cinq goals cette saison."

Des objectifs individuels élevés mais à la hauteur des ambitions collectives du garçon : "Tout le monde à Charleroi veut faire mieux que la saison passée, et je pense qu’on peut sans complexe viser les playoffs 1. Zulte Waregem l’a bien fait en lançant pas mal de jeunes dans la bagarre. Il n’y a pas de raison de ne pas y croire. Je pense qu’on va déjà frapper un grand coup chez les Brugeois. Moi j’y crois en tout cas."

À voir les impressionnants tatouages qu’il arbore sur son corps, Sébastien Dewaest s’en remet aussi à Dieu. "Je suis très croyant. Je fais une prière et un signe de croix avant le match. La religion a une grande part dans ma vie." Un mec attachant, que la D1 va vite apprendre à connaître.