Le Hutois a connu une relation très délicate avec Abbas Bayat

NAMUR Thierry Siquet n'a pas eu la vie facile en tant qu'entraîneur du Sporting Charleroi. Confessions.

Le flirt avec le Club Bruges : "Dommage... L'intérêt du Club Bruges était gratifiant; le veto de Charleroi aussi. Finalement, je me demande pourquoi on m'a gar- dé..."

Abbas Bayat : "Chacun sait que nos relations n'étaient pas au beau fixe. Je me suis toujours senti comme si j'étais de passage. J'étais là par défaut et je n'ai jamais bénéficié de son soutien publiquement. Quand il m'attaquait via la presse, car il ne m'a jamais rien reproché en face, je préférais ne pas mettre d'huile sur le feu. Regardez si on ne travaillait pas assez (NdlR : il sort des stats ) : faux ! Il y avait autant de séances que maintenant. Quant aux fameux trois jours de congé qui m'ont été reprochés, ils n'ont jamais existé ! C'était un et demi pour certains et deux pour d'autres."

Mogi Bayat : "Il n'a jamais essayé de m'imposer l'équipe. De toute façon, je suis têtu et la gestion des cas Pino et Benjelloun parle pour moi."

Son bilan : "J'ai repris le groupe dans des conditions difficiles et nous avons terminé à la cinquième place du deuxième tour de 2007-08. Puis, il y a eu des hauts et des bas. Cette saison, nous étions en milieu de classement après 10 matches avant quelques défaites qui ont fait mal. Les résultats n'épousaient pas l'ambition du club."

Le présent : "Je travaille un peu pour Didier Frenay, qui est parrain d'une de mes filles, et je termine mes cours d'entraîneur."

L'avenir : "On me dit - et je crois aussi - que j'ai les qualités pour entraîner au plus haut niveau. Si je dois passer par une étape intermédiaire pour le retrouver, aucun souci !"



© La Dernière Heure 2009