C’est avec la gorge nouée que Steeven Willems s’est présenté devant la presse à l’issue de l’élimination du Sporting face au Lech Poznan. “La semaine dernière, j’étais venu devant vous après la victoire face au Partizan et j’avais le sourire”, expliquait le défenseur, terriblement déçu de la tournure des événements. “Honnêtement, dans les vestiaires, j’ai eu les larmes aux yeux et je n’étais pas le seul dans l’équipe. Nous savions qu’il y avait quelque chose de grand à faire. Malheureusement, beaucoup de faits de jeu n’ont pas tourné en notre faveur.”

À commencer par l’ouverture du score déviée par le Français de 30 ans. “Je vois qu’il y a un espace devant moi et je sens que le joueur va frapper dans cet espace, avance Willems. J’essaye de le contrer et je la touche du visage… C’est quand le moment est important que cela joue en notre défaveur.”

En seconde période, les Zèbres ont eu une flopée d’occasions qui auraient pu leur permettre de revenir au score et de forcer les prolongations. “Quand on regarde les très grandes équipes, dès leur première occasion, cela se paye cash, explique Steeven Willems. Si nous voulons passer ce palier, il faudra se montrer plus efficace devant le but adverse. Nous avons tout de même bien réagi en entamant d’une meilleure manière cette deuxième période. Nous avons en tout cas eu les occasions d’égaliser…”

Désormais, Charleroi devra tourner le bouton et penser au match de dimanche, face au Standard. “Il y a beaucoup de déception mais nous avons un match important qui arrive, conclut Willems. Il va falloir redresser la tête. Cette partie face au Standard nous tient à cœur, à nous et à nos supporters. Dès ce vendredi, nous reviendrons à l’entraînement, peut-être pas avec le sourire, mais avec la tête haute et davantage de crocs.”