Van Cleemput n’est pas le seul défenseur carolo à souffrir actuellement. Parmi les sourires qui alimentent la vie du groupe à Belek, l’un s’étiole. Celui de Steeven Willems. Le défenseur (158 matchs pour Charleroi depuis son arrivée en 2013) rame depuis des mois, entre incompréhension et espoirs déchus. Le moral dans les chaussettes. Depuis le 9 janvier 2020 et cette fichue onzième minute de jeu à Ostende, son talon a de nouveau mis sa carrière sur pause. Diagnostic : syndrome de Haglund. Une excroissance osseuse qui enflamme le tendon. Après son opération, le 1er février, la revalidation était estimée à six mois. Un an a passé. C’est que ce syndrome reste relativement méconnu et qu’il a jusqu’ici touché peu de sportifs de haut niveau. Peu de points de repère, donc, et beaucoup d’inconnues. Bref, une gestion délicate.

Cette semaine à Belek, Steeven Willems n’a participé qu’à une petite séance d’entraînement sur terrain. Le reste du temps, il le passe en salle ou avec un kiné à essayer de gérer la douleur et de renforcer son pied douloureux.

Inévitablement, à 31 ans, commence à se poser la question d’une éventuelle fin de carrière malheureusement anticipée. D’autant plus que le contrat du Français prend fin en juin. Il ne faut pas être dupe, Charleroi ne devrait pas le prolonger. Où en sera-t-il dans six mois ? Quel club osera le relancer ?

En parallèle à sa revalidation, Willems s’intéresse à différents aspects du football, dont le coaching. Lors des matchs du Sporting, on peut le voir en tribune, équipé d’une oreillette et un ordinateur sur les genoux. Signe d’une reconversion à l’étude ?