Les dirigeants carolos étaient à la recherche d’un back droit à même de s’inscrire directement comme un titulaire en puissance, et ils ont frappé un grand coup en réussissant à séduire Stergos Marinos. Défenseur grec de 25 ans, il évolue depuis 2009 dans les rangs du Panathinaïkos, qui avait à l’époque dépensé 200.000 euros pour l’arracher à Atromitos. C’est dire si le garçon était déjà considéré comme un grand espoir dans son pays. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien s’il était un pilier chez les U19 et émarge désormais à la sélection nationale.

"Le projet sportif que Charleroi est en train de mettre sur pied est très ambitieux et attractif, et cela explique que nous puissions convaincre des joueurs de cette trempe. Un peu à l’instar de l’arrivée de Damien Marcq il y a quelques semaines. Sans compter que le championnat belge redevient également une vitrine intéressante", se félicite Mehdi Bayat, le manager carolo.

C’est un dossier qu’il a fallu ficeler dans la plus grande discrétion. Un élément de cette trempe en fin de contrat, cela attire forcément la curiosité : "Vu les circonstances actuelles et la crise qui règne en Grèce, il y a d’excellentes affaires à faire sur le marché hellénique. Il y avait pas mal de clubs qui étaient sur la balle. Mais nous avons su faire l’effort nécessaire pour l’attirer vers Charleroi."

Stergos Marinos pourrait devenir l’une des attractions de l’élite belge dans les semaines à venir : "S’il est assez fort pour avoir fait jeu égal avec Malaga en Champions League et Tottenham en Europa League , il devrait s’en sortir face à Lokeren ou Malines. Son C.V. parle pour lui."

Reste désormais à Felice Mazzu à réussir à imbriquer le garçon dans son puzzle. Défenseur central de formation, Mourad Satli a rendu plus que de fiers services à droite ces derniers mois. Ce ne sera pas si facile de l’évincer de son flanc, d’autant que les places dans l’axe sont devenues très chères avec l’arrivée de Sébastien Dewaest. Mais mieux vaut évidemment être confronté à un problème de luxe que de devoir tirer sur la corde.