Le Canadien constitue un des transferts réussis de Zulte Waregem.

Cyle Larin est le seul joueur de Zulte Waregem à avoir entamé les vingt premières rencontres de la Pro League. À une petite dizaine de minutes près, il les a toutes terminées à sa position privilégiée d’avant de pointe. Son bilan est loin d’être négatif : il a inscrit sept buts et délivré cinq assists. Attaquant rapide, incisif et complet, le puissant Canadien a marqué du pied gauche, du pied droit et de la tête. Il incarne, avec Olivier Deschacht, la meilleure acquisition de ce candidat potentiel aux playoffs 1.

Cyle Larin est prêté à Zulte Waregem par Besiktas. Le club flandrien croit tellement en son buteur nord-américain qu’il envisage très sérieusement de lever son option, fixée à 2,5 millions d’euros, quitte à le prêter, plus tard en réalisant une bonne opération financière, comme ce fut le cas, il y a peu, avec Bongonda et Meïté.

Ce fils d’un père jamaïcain a fait ses classes à la Sigma Academy et fut même considéré comme le plus grand talent de la MLS. Quand Orlando City - où il évolua trois saisons - l’attira, il fut même considéré comme la meilleure recrue de l’année de la MLS. Il inscrivit 43 buts en 87 rencontres pour son club américain. Le Brésilien Ricardo Kaka, qui fut son équipier, lui a prédit une "carrière dans un grand club européen".

À 24 ans, Cyle Larin n’a pas encore pris vraiment son envol. Quand il était plus jeune, il n’a pas tout à fait convaincu les recruteurs de Wolfsburg, du Werder Brême ou de Hertha Berlin. Il aurait pu s’établir plus tôt en Belgique. En 2012, alors que Philippe Clement y officiait comme entraîneur des Espoirs, il avait passé un test au Club Bruges. Il fut aussi présenté sans suite à Anderlecht et Dimitri De Condé était allé le visionner en MLS.