À deux minutes de la fin d’une partie qui partait doucement en quenouille, le kop de Zulte Waregem a scandé le nom de Francky Dury, comme s’il voulait lui manifester son soutien dans l’adversité que traverse actuellement le club flandrien.

Toujours concentré sur le match, l’entraîneur n’a pas bronché, il n’a même pas remercié le public d’un petit geste du bras ou d’un mouvement de la tête.

Son analyse épousait , à quelques nuances près, celle qu’il avait développée au match aller : "On ne doit pas être déçu d’être éliminé par une telle formation. Son niveau de jeu est impressionnant. Il n’avait pas d’équivalent la saison dernière dans notre championnat. Je dirai même que les cinq buts qui nous séparent du PSV, sur l’ensemble des deux matches, reflète assez bien la différence de valeur entre les deux formations."

Revenant sur la rencontre d’hier soir, l’entraîneur de Zulte Waregem ajoutait : "À l’aller, nous avions péché par manque d’agressivité dans les duels. On avait aussi mal défendu et trop vite perdu le ballon. Ce soir, nous nous sommes montrés agressifs en première période surtout. J’estime même qu’avant le repos, nous n’avions pas grand-chose à nous reprocher. À la reprise, ce fut un peu différent : à dix contre onze pendant une demi-heure, nous ne pouvions plus espérer grand-chose. Nous n’avions plus que notre bonne volonté à opposer à cette bien belle phalange-là. Nous avons travaillé dur mais nous étions trop courts ".

Francky Dury serina alors le refrain habituel d’un coach battu : "Je suis satisfait de notre prestation et fier de mes joueurs. Mais notre niveau, aujourd’hui, est celui de la compétition belge. J’espère simplement qu’en Europa League, notre futur adversaire se révélera de moindre valeur que le PSV et que nous, nous aurons élevé notre niveau."

Si les répliques de Francky Dury ne manquaient sans doute pas de sincérité, elles étaient bien dénuées de conviction.

Aad de Mos, qui a suivi le match comme analyste, avouait : "Personne, aux Pays-Bas, ne croyait le PSV aussi fort. Quant à Zulte Waregem, je ne l’ai pas reconnu : il baigne dans un malaise manifeste. En Coupe des Champions, on ne peut pas remporter un match avec trois joueurs : Bossut, Malanda et Conte. Les autres avaient la tête ailleurs…"