Domenico Olivieri, champion de 1999, analyse la saison des Limbourgeois

GENK Vainqueur de la Coupe en 1998, premier capitaine de Genk à s’emparer du titre en 1999, Domenico Olivieri (43 ans) est resté fidèle au Racing, après une escapade également couronnée de succès à La Louvière (il avait par ailleurs porté le maillot de Seraing au début des années 90).

Aujourd’hui, l’Italo-Belge est en charge du noyau Espoirs. Il reste un témoin passionné et privilégié de son Racing.

Domenico, attendiez-vous le Racing à pareille fête cette saison ?

“On ne pensait pas que Genk ferait un tel championnat. L’année dernière, il ne s’était qualifié que pour les playoffs 2. Il avait certes terminé très fort et avait remporté beaucoup de matches. Il a continué sur sa lancée, en y adjoignant en outre la manière.”

Quelles ont été les principales forces de cette équipe ?

“Le classement des buteurs est éloquent. Quand tu as des attaquants, comme Vossen, Ogunjimi ou Barda, qui marquent énormément, c’est plus facile. Même des joueurs comme De Bruyne ou Tözser y vont régulièrement de leur petit but. C’est un avantage. Ces dernières semaines, Genk jouait un peu moins bien, mais continuait de marquer beaucoup. Mais ce n’est évidemment pas tout.”

C’est-à-dire ?

“On aurait tort de négliger l’apport de la défense ou du milieu de terrain. On ne parle pas beaucoup d’un élément comme David Hubert. C’est vrai qu’il entreprend rarement des actions décisives, qu’il ne joue jamais pour épater la galerie. Mais c’est un joueur diantrement important pour l’équipe.”

Il a également semblé régner une très belle ambiance dans ce groupe.

“C’est vrai, même si c’est souvent lié avec les résultats. Mais je pense que la mentalité affichée aura constitué un autre atout important.”

Certains craignaient que cette équipe, très jeune, ne tienne pas la distance, ou cède à la pression.

“Je crois que les temps changent. Les jeunes joueurs aujourd’hui ne se posent pas trop de questions et montent sur le terrain sans beaucoup de stress, même s’il y en a toujours un peu lors des matches décisifs.”

Ce titre du Racing, c’est aussi une très belle récompense pour sa formation.

“Quand vous regardez l’équipe de base, cinq éléments proviennent de notre école de jeunes. Quand vous voyez la qualité des prestations de Thibaut Courtois, qui ne devait même pas être titulaire cette saison. Ou encore Kevin De Bruyne. Celui-là, c’est un klasbak (joueur de grand talent). Maintenant, le plus dur commence peut-être. Ces joueurs vont être sollicités. J’espère qu’il n’y aura pas trop de départs.”

La relève est-elle déjà prête ?

“Peut-être pas pour la saison prochaine directement, mais sans doute pour la suivante. Cependant, on ne sait jamais. Regardez Anthony Limbombe. Il n’a que 16 ans, mais il a déjà fait pas mal de progrès cette saison.”



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