Francky Dury n’était pas assommé mais… presque : “Le PSV était excellent et nous, nous n’étions pas bons. Notre premier quart d’heure fut vraiment catastrophique : nous étions, d’abord, beaucoup trop impressionnés. Jamais encore mon équipe ne s’est découverte sous pareille influence.” 

Zulte Waregem s’est quelque peu repris dans le second quart d’heure…

“Oui, mais nous avons beaucoup couru avec le ballon et surtout derrière lui. Quand le PSV accélérait, notre organisation s’effritait totalement. Nous n’avons pratiquement gagné aucun duel, nous n’avons pas su anticiper. Nous n’avons aucune excuse : le stade était magnifique, le public fantastique, l’arbitre réellement excellent et notre adversaire… beaucoup trop fort pour nous. Nous ne pouvons évoquer aucune excuse. Mieux : nous pouvons être heureux que le score ne soit QUE ce qu’il est”. 

Désabusé, l’entraîneur de Zulte Waregem ?

Non, cruellement réaliste : “Excusez-moi mais nous avons évolué ce soir comme une bonne équipe belge. C’est très nettement insuffisant sur la scène européenne. Mais nous ne sommes que Zulte Waregem : nous venons de très loin. J’espère que, samedi, nous redeviendrons nous-mêmes dans notre pré carré.” 

Phillip Cocu se montrait, lui, satisfait : “Je suis très heureux de la qualité du football que nous avons présenté. Il m’a vraiment comblé par moments. Je suis un peu moins satisfait du résultat. Nos contres auraient dû nous rapporter davantage. Car si Zulte Waregem avait inscrit un but – il aurait pu le faire – le résultat eût été bien différent”. 

Le retour s’annonce cruel…