L’ex-Anderlechtois ne défiera pas ses anciennes couleurs demain


GENTBRUGGE Luigi Pieroni excédentaire et prié de se chercher un nouvel employeur, c’est le mauvais feuilleton de pratiquement chaque été.

Pris dans un tourbillon infernal, l’attaquant révélé à Mouscron en 2003/04 (24 buts) a, depuis son départ d’Auxerre pour Nantes en 2006, vu son temps de jeu diminuer de moitié.

Attiré à Gentbrugge par Michel Preud’homme contre l’avis de ses dirigeants, le Liégeois vient d’apprendre par la bande que La Gantoise ne le retiendrait pas. D’ailleurs, il ne figurait pas dans la sélection lors des deux derniers matchs amicaux et il y a fort à parier qu’il en aille de même demain face à Anderlecht.

Malgré la limpidité de la situation, Luigi Pieroni veut encore y croire. “J’ai toujours la tête à Gand”, insiste l’attaquant, qui soufflera ses 30 bougies le 8 septembre. “Mon objectif reste de m’y imposer. Le noyau est pléthorique et ce ne sont pas les attaquants qui manquent. Mais avec la Coupe d’Europe, l’effectif sera soumis à rude épreuve et je pense pouvoir être utile.”

Luigi, en voulez-vous à Michel Preud’homme, qui vous a convaincu de rejoindre Gand avant de s’en aller à Twente ?

“Puis-je lui en vouloir d’avoir saisi la main tendue par un club qui jouera les poules de la Ligue des Champions ? J’aurais évidemment préféré qu’il reste à Gand car quand un coach part, il y a toujours des joueurs qui restent sur le carreau. Entre nous, le plan de travail était clair. J’étais arrivé en hiver à Gand et je devais utiliser le deuxième tour comme rampe de lancement. Le vrai objectif, c’était d’être prêt pour le début de cette nouvelle saison. Je le suis… Malheureusement, l’entraîneur a changé.”

Est-ce que Franky Dury a carte blanche en ce qui vous concerne ?

“Je n’en ai aucune idée puisque c’est dans la presse que j’ai appris que M. Louwagie ne me retiendrait pas. Avec M. Dury, cela se passe très bien. J’ai participé aux rencontres amicales, avant d’être écarté du groupe des 18, dernièrement. Je ne sais pas ce qu’il essaye de faire passer comme message… Quoi qu’il en soit, une discussion s’imposera bientôt.”

Où voyez-vous votre avenir ?

“Je vais peut-être vous surprendre mais à l’heure où je vous parle, il est hors de question d’envisager un transfert. J’ai une femme et deux enfants (NdlR : Louella a 8 semaines) et je ne peux tout de même pas les obliger à déménager tous les six mois. Si vous le voulez, on en reparlera dans quelques semaines. Une chose est sûre : il est fini le temps où je prenais des décisions dans la précipitation. Si j’ai une opportunité mais qu’elle ne me satisfait pas entièrement, je resterai à Gand où, pour rappel, je suis sous contrat jusqu’en 2012.”

Interview > Kevin Centorame

© La Dernière Heure 2010