Le président du FC Bruges contre un nouveau stade national

M. D.
Le président du FC Bruges contre un nouveau stade national

Bart Verhaeghe propose une alternative à l’érection d’un nouveau stade à Bruxelles

BRUGES Érigé en 1975, le stade Breydel menace doucement ruine. Il ne sera plus opérationnel dans cinq ou six ans. ‘Un nouveau stade est crucial pour notre pérennité comme club de pointe” , rappelle Bart Verhaeghe. “Lui seul nous permettra de grandir encore. Il nous permettra d’augmenter le budget de fonctionnement, il attirera plus de spectateurs en leur offrant plus de confort et il nous aidera à conserver nos jeunes en les payant mieux.”

Dans ce dossier, le Club ne se radicalise pas : “Nous travaillons de manière positive et constructive avec la Ville et le gouvernement flamand.”

Se voulant proactif dans la Pro League, Bart Verhaeghe a enfourché un nouveau cheval de bataille : il est opposé à l’érection d’un nouveau stade national : “Le football belge n’a pas besoin d’un symbole de cette nature. Croyez-vous qu’un seul citoyen belge serait d’accord d’injecter 300 millions d’euros dans l’érection d’un stade qui n’accueillerait que cinq matches par saison ? Il serait bien plus utile de répartir le coût des travaux entre les 16 clubs de l’élite pour permettre à chacun d’eux de moderniser leurs propres installations. Rendues plus confortables, celles-ci accueilleraient plus de spectateurs et ménageraient plus de moyens à notre football d’élite. Celui-ci a besoin d’une compétition forte. En disposant de moyens accrus, Lokeren ou Mons, par exemple, deviendraient plus forts et tout le monde y gagnerait. Notre football comblerait ainsi également son épouvantable retard dans le domaine des infrastructures. Le Portugal, l’Autriche, la Suisse l’ont prouvé : en investissant dans l’infrastructure, on façonne de meilleurs joueurs.”

Le président du Club, qui se dit approuvé par 13 autres présidents, développe son argumentation : “Pourquoi l’équipe nationale ne voyagerait-elle pas, à l’instar de l’Allemagne ou des Pays-Bas, par exemple ? Elle se produirait à Anvers ou à Bruges contre les Pays-Bas, à Genk ou à Sclessin quand elle serait appelée à défier l’Allemagne. Et elle jouerait dans un plus petit stade quand elle affronterait un adversaire de moindre calibre ou de moindre renommée. Pourquoi ce qui marche en Allemagne ne fonctionnerait-il pas chez nous ? J’en suis intimement convaincu : un stade national serait néfaste pour notre football.”

L’AG de la Pro League – le plus gros sponsor de notre football – débattra sur le sujet ce vendredi...



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