Bruges doit à présent viser le doublé national et dégraisser son effectif.

Mortifié par sa nouvelle contre-performance européenne, qui lui rappelle la saison 2013-14, également stoppée sur la scène européenne à la fin août, le Club est rentré sonné d’Athènes.

Les analystes l’ont cinglé: "Cette équipe n’avait pas d’âme. Elle ne croyait pas en elle. Quelles sont ses personnalités? Elle a besoin de trois renforts", a martelé Johan Boskamp.

"Je n’ai vu que des mauvases passes, des mauvais contrôles. L’équipe n’était pas compacte. Vormer a évolué trop haut pour ses qualités et Vossen n’est pas un meneur de jeu", a enchéri Franky Van der Elst sur Q2.

En interne, les joueurs se sont autoflagellés: "Cette élimination est un scandale, rageait Ruud Vormer. Si Basaksehir était plus fort que nous, ce n’était certainement pas le cas de l’AEK." Lior Refaelov constatait, amer : "Il y a beaucoup de choses à changer. On est 25 pour ne disputer qu’un match pas semaine. C’est effrayant..."

Ivan Leko s’est trompé

Abusé, peut-être, par le 12 sur 12 en championnat après trois déplacements, Ivan Leko s’est trompé à Athènes. Il a surestimé la qualité de son équipe. Il n’a toujours pas imprimé son empreinte sur le groupe.

Un noyau trop riche

Sans compter les tout jeunes Masovic, McGree et Acolatse, le Club entretient 4 gardiens, 10 défenseurs, 6 médians et 7 attaquants. C’est beaucoup trop pour s’ébattre dans son seul pré carré. Il a intérêt à dégraisser pour éviter les conflits en interne. Butelle, Engels, Denswil, Cools, Diaby et Perbet sont ou ont été des candidats à un départ. Rotariu est en disgrâce. Le Club doit lâcher du lest.

Réaction immédiate

Le Club doit à présent viser le doublé national. Son statut l’exige, ses supporters aussi. S’il affiche de la conviction, il ne s’aliénera pas son public, ce dimanche contre le Standard. Mais la victoire est impérative. Il doit rester invaincu chez lui pour la 32e fois de rang.