À la découverte de Daniel Chavez et Ronald Vargas, les deux jeunes talents sud-américains des Blauw en Zwart


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BRUGES Daniel Chavez et Ronald Vargas n'ont pas trop le style de la maison brugeoise. Du moins de l'ancienne maison. Car ces dernières années, le Club s'est quelque peu démarqué de son image traditionnelle en acquérant des joueurs techniques comme Van Heerden ou Dirar. Pas étonnant, dans ce contexte, qu'il compte en ses rangs deux jeunes talents offensifs sud-américains : Daniel Chavez, Péruvien de 20 ans, et Ronald Vargas, Vénézuélien de 21 ans, tous deux internationaux A .

Chavez en est déjà à sa troisième saison à Bruges. Vargas, lui, est arrivé l'été dernier. Pour eux, rejoindre l'Europe a toujours été un rêve.

"Tout jeune joueur d'Amérique du Sud espère faire le grand saut", raconte Vargas dans sa langue natale, aimablement traduit par notre interprète, Matthieu Dugnoille. "C'est le Club qui m'a offert cette opportunité et je lui en serai toujours reconnaissant. Avant, pour moi comme pour tous les Vénézuéliens, Bruges n'évoquait rien d'autre qu'une ville touristique. Maintent, mon regard a changé : c'est devenu l'endroit où ma carrière peut prendre son envol."

"Bruges, c'est la chance de notre vie, confirme Chavez. Mais dans mon cas, je connaissais déjà le Club : depuis qu'Andres Mendoza est passé ici, les Péruviens s'intéressent à Bruges. Andres est un ami, il a fait de grandes choses ici. Maintenant, il joue à Morelia, au Mexique."

Les deux joueurs ne s'en cachent pas : ils voient le Club comme un tremplin. "C'est normal d'aspirer à jouer au plus haut niveau possible, argumente Vargas. Moi, je rêve de l'Espagne. Mais je dois procéder pas à pas et surtout ne pas me presser." Chavez aspire lui aussi à évoluer un jour en Liga . "Mais le chemin est encore long..."

Les perles offensives brugeoises ont la tête sur les épaules : les deux joueurs sont conscients qu'ils doivent d'abord faire leurs preuves en Belgique, où leur vie quotidienne a complètement changé.

"D'un coup, tout devient nouveau : la vie, le football, la langue, la nourriture. Et puis il fait très froid, c'est un paramètre qu'il ne faut pas sous-estimer dans notre adaptation, raconte Vargas. Ce n'est pas toujours évident de se faire comprendre, mais Daniel me traduit les instructions du coach, tout comme Alcaraz et Leko, qui parlent espagnol. Malgré ses difficultés, je me sens de plus en plus à ma place ici. J'espère que ça se verra sur le terrain !"



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