Le défenseur français a (bien) disputé son premier match intégral de la saison.

Préféré à Saulo Decarli, Benoît Poulain a enfin disputé l’intégralité d’une rencontre de championnat. Il avait manqué le début de saison en raison d’une blessure tenace à l’adducteur.

Le défenseur montpelliérain était réapparu une première fois il y a peu contre La Gantoise mais il avait dû se retirer, victime d’une blessure à l’épaule. "Je ne sais pas pourquoi mais, après ce dernier contretemps, qui survenait après beaucoup d’autres, j’ai conservé un moral d’airain. Peut-être parce que, précédemment, avant même mon arrivée à Bruges, j’avais déjà encouru des blesures plus graves. Cette fois-ci, je me suis rétabli assez vite. J’ai alors beaucoup bossé pour revenir au premier plan".

Le Français se fend d’un large sourire confiant. Sans toucher du bois, il affirme: "Je crois que, cette fois, j’ai assassiné cette maudite sorcière qui semble s’acharner sur moi."

Considéré, la saison dernière, comme le meilleur défenseur du Club, Benoît Poulain n’a pas manqué son retour.

Il n’était toutefois pas totalement satisfait de lui: "On n’a pas de raison d’être euphorique mais on n’a pas réalisé un mauvais résultat. Réaliser un partage à l’extérieur et qui plus est à Anderlecht est en soi satisfaisant. La première période s’est même révélée nettement à notre avantage. Je pense que nous avons dû faire impression sur les spectateurs neutres. Malheureusement, nous n’avons pas su exploiter les trois ou quatre occasions que nous nous sommes ménagées. Celle dont j’ai hérité en était une belle. Je n’ai pas su cadrer mon coup de tête, sur le coup de coin. Mon raté m’a trotté dans la tête pendant plusieurs minutes."

Benoît Poulain n’élude pas la seconde période : "Nous ne l’avons pas aussi bien gérée, notamment sur les premières relances. Le pressing du Sporting et la qualité de ses joueurs nous ont fait perdre les ballons trop rapidement. On a dû beaucoup courir également. Ce sont des séquences qu’on doit encore travailler, pour mieux les gérer. Mais en restant solidaires, on n’a rien cédé. Malgré cela, on s’est encore ménagé de belles occasions, par Dennis notamment."