Les négociations entre le club turc et le Club Bruges sont en cours, l’attaquant n’est pas contre l’idée d’un départ en Turquie

BRUGES Le Standard doit absolument gagner contre le Club Bruges dimanche s’il veut se replacer dans la course à l’Europe, voire la course au titre. Les Liégeois doivent-ils craindre d’être contrariés dans leurs plans par un ancien Rouche, comme ce fut le cas cette saison contre Zulte Waregem (défaite 0-1 avec un but de Berrier), à Bruges (défaite 4-2 avec un but de Tchite) et à Mons (défaite 3-1 avec deux buts de Nong) ? Pas vraiment, car ce coup-ci, Meme Tchite ne jouera pas à Sclessin. La raison ? Des négociations en cours entre le Club Bruges et le club turc Eskisehirspor !

Lundi soir, les deux parties se sont rencontrées, en présence de l’entraîneur adjoint du club turc (10e en division 1) et d’un intermédiaire turc mandaté par l’attaquant et ses conseillers, Alfred Raoul et le cabinet Misson. Pour l’instant, on est loin d’un accord. La direction blauw en zwart, qui avait payé 1,3 million d’euros pour acheter Meme Tchite au Standard, réclame un million d’euros. Une somme jugée très excessive par le club turc vu les statistiques du joueur cette saison : auteur de cinq buts en championnat, il n’a plus été titulaire depuis le 26 décembre, soit juste avant un mercato hivernal au cours duquel Bruges a voulu le vendre en Chine et en Russie.

Souvent écarté du noyau des dix-huit joueurs retenus pour un match, son temps de jeu depuis cette date se limite même à 86 minutes sur 1.350 minutes possibles.
“Ce prix d’un million réclamé par Bruges, c’est un scandale”, tonne Alfred Raoul. “Depuis le départ de Georges Leekens, Bruges a tout fait pour dévaloriser Tchite. Il a été aligné à une place qui ne lui convient pas, il a été écarté du noyau, il a reçu des sérieuses amendes injustifiées, il a été mis sur la liste des transferts… Bruges avait même un accord avec le club chinois Liaoning Whowin et avec le club russe de Samara. Mais Tchite ne voulait pas partir.”

Aujourd’hui, l’attaquant de 29 ans veut partir vu la manière avec laquelle il a été traité.

“Il est toujours resté professionnel mais trop c’est trop”, poursuit Alfred Raoul. “Déçu par l’attitude de la Fédération dans son dossier Diable Rouge, Tchite n’est pas opposé à l’idée de quitter la Belgique. Il est prêt à rallier la Turquie si le salaire compense les sacrifices que cela comporte. Mais pour cela, il faut que le club paie une indemnité de transfert raisonnable. La valeur du joueur, aujourd’hui, est de 500.000 euros tout au plus.”

Le clan Tchite exige donc que Bruges revoie ses exigences à la baisse. La direction, qui veut arrêter de payer un très gros salaire (1,2 million) pour un joueur dont elle ne veut plus devrait mettre de l’eau dans son vin. Et si ce n’est pas le cas, le clan Tchite n’hésitera pas à mettre la pression, pour ne pas dire lui forcer la main. Ce n’est pas un hasard si Alfred Raoul, qui ne s’adresse plus à la direction de Bruges depuis début mars, a choisi Me Luc Misson pour défendre les intérêts de Tchite...

© La Dernière Heure 2013