Il y a cinq ans jour pour jour, Sterchele se tuait en voiture. Sa maman évoque son souvenir

BRUGES Cinq ans déjà. La vie de François Sterchele s’est arrêtée brutalement sur une route de Vrasene le 8 mai 08. Il n’avait que 26 ans. “Pour moi, c’est comme si c’était hier” , avoue Marleen Boonen, sa maman. “Il ne se passe pas un jour sans que j’y pense. Les gens m’en parlent beaucoup aussi. Là, on vient de me dire que beaucoup de personnes mettront une photo de lui sur Facebook ce mercredi, en hommage. Je me rends compte quasi quotidiennement à quel point François était aimé.”

En mars dernier, François Sterchele aurait fêté ses 31 ans. Quelle aurait été sa carrière sans ce terrible accident ? “On en parle souvent entre nous, surtout quand on regarde les matches des Diables” , reprend sa maman. “Même s’il n’a pas eu beaucoup l’occasion de jouer avec cette équipe (NdlR : quatre sélections), il s’était très rapidement intégré au groupe. Il avait ouvert de grands yeux lors de sa première rencontre au Portugal, mais je sais qu’il voulait tout faire pour atteindre ce niveau, aller au bout de ses possibilités”

François Sterchele aurait normalement dû signer à l’AS Monaco après la saison 2007-2008 qui l’avait vu confirmer son potentiel offensif à Bruges. “Tout était prêt, mais il ne le savait pas encore. C’est d’ailleurs l’un de mes regrets. On lui gardait la surprise pour après la saison (NdlR : il ne restait qu’une journée de championnat à disputer). Je suis certaine que Monaco n’aurait pas été sa destination finale et qu’il aurait fini dans un grand club européen, sans doute dans le Calcio qui le faisait tant rêver. Dans son cercueil, on a d’ailleurs glissé un maillot de Luca Toni, son idole. Il progressait chaque année. Quand je vois l’évolution de garçons comme Steven Defour ou Axel Witsel, je me dis que mon fils aurait suivi le mouvement et ferait encore partie de l’équipe nationale aujourd’hui.”

Si sa carrière pro sera passée par Louvain, Charleroi, le Beerschot et Bruges, le Liégeois n’aura jamais porté le maillot du Standard, un club qu’il appréciait particulièrement. “Il a pourtant signé un contrat là-bas” , révèle sa maman. “C’était en 2007. Il devait juste attendre que Milan Jovanovic s’en aille pour que tout soit officialisé. Finalement, Jovanovic n’était pas parti et Bruges était venu aux nouvelles dans la foulée. François avait personnellement appelé Lucien D’Onofrio pour lui avouer et l’ancien boss du Standard avait parfaitement compris son choix.”



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