Luc Devroe ne peut cacher que le Club vit assez mal l'humiliation de dimanche

BRUGES Affecté par une débâcle inattendue, malmené par les médias, le Club Bruges ne paraît plus baigner dans un climat de sérénité propice à un épanouissement de l'équipe sur la pelouse. Le petit questions-réponses soumis à son manager Luc Devroe atteste une tension intestine patente.

La perception que vous aviez de votre équipe a-t-elle été affectée par le match de dimanche face au Standard ?

"Non. Ce n'était qu'un match. Il ne nous a fait perdre que trois points. Il n'efface pas le reste, même si on a été surclassé. Il faut en tirer les leçons. On nous a peut-être vus trop beaux contre Valence de la même manière qu'on a trop accablé Anderlecht après sa déroute à Zulte-Waregem".

Quelles leçons avez-vous tirées ?

"Nous les avons évoquées puis analysées en interne, avec l'entraîneur. La presse n'a pas à les connaître."

Ce Club-là est-il toujours candidat objectif au titre ?

"Nous sommes deuxièmes, à égalité de points avec le Standard. Nous restons en lutte sur trois fronts. Ce sont des chiffres : c'est donc la réalité."

L'image du Club n'est-elle pas corrompue par trop de comportements outranciers de quelques-uns de ses membres ?

"Pas de réaction, pas de polémique de notre part : la presse se charge de les alimenter."

La pression est-elle plus forte aujourd'hui qu'avant Berne ?

"La pression est permanente, que nous jouions contre Lokeren, Tubize, le Standard ou Copenhague. Un grand club ne peut pas vivre à l'abri de toute pression."

Si le Club se qualifie, il aura réussi son premier tour ?

"Pas encore : il reste un match de championnat. On établira le bilan à la trêve. Pour l'heure, on se concentre sur la priorité des priorités : la qualification en Coupe Uefa."

Que pensez-vous de Copenhague ?

"C'est la meilleure équipe scandinave. Elle ne doit, toutefois, pas être aussi forte que le Standard."



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