Thomas Meunier n’a jamais regretté une seule seconde d’avoir signé au Club

BRUGES Thomas Meunier n’a toujours pas éteint les étoiles qui brillent dans ses yeux depuis son arrivée au Club Bruges.

“Je continue de vivre un beau rêve. Je n’aurais jamais cru que je jouerais autant dès ma première saison. J’ai peut-être eu la chance que l’entraîneur ne dispose pas d’un choix énorme sur les flancs. Avec Vleminckx et Akpala, il m’eût été impossible d’évoluer en pointe. Serai-je aligné contre Birmingham ? Si Refaelov est rétabli, il jouera. Aucun problème pour moi. Je me sens toujours plus proche du banc que d’un statut de titulaire. Je me considère comme un joker et je ne suis pas frustré le moins du monde.”

Le Virtonais déclame son bonheur d’être brugeois : “Je ne suis pas encore au top mais j’ai déjà gagné en musculature. L’Excelsior ne dispose pas d’une salle de musculature. À Bruges, il ne manque rien. C’est stimulant de voir un club qui s’investit autant dans la progression de ses joueurs. Le préparateur physique veille à notre nutrition.”

Thomas Meunier ne considère pas qu’il a inscrit, contre La Gantoise, le plus beau but de sa carrière : “Le plus beau recèlerait une griffe plus personnelle. Mais quelle belle action de Vadis ! Au départ, je ne croyais pas beaucoup à l’heureuse fin de son initiative. La preuve ? Je suis resté passif. C’est quand il a évincé son dernier adversaire que j’ai commencé à accélérer. J’avais un peu d’avance sur les deux arrières gantois car je m’étais élancé avant eux. J’ai crocheté le second. J’ai eu la chance que Jorgacevic ait été un peu aveuglé : il n’a pas eu le temps de voir le ballon.”

Le Virtonais sourit: “Si je l’avais raté, j’allais me faire taper dessus car Blondel et Dirar étaient esseulés.”

L’attaquant brugeois expose ses progrès : “Je joue davantage avec ma tête qu’avec ma puissance physique. La saison dernière, j’ai écopé d’une dizaine de cartes jaunes. Aujourd’hui, je suis devenu plus intelligent...”

Le Club a-t-il livré une grande prestation dans ce sommet ?

Thomas Meunier esquisse une moue peu convaincue : “En seconde période, nous sommes restés dans notre camp. Quand on mène par 2 ou 3-0, on recule. Cela devient automatique. Je ne comprends toujours pas pourquoi.”

Le titre se jouera-t-il entre Anderlecht et Bruges ?

Le Virtonais définit les deux formations : “Anderlecht, c’est une équipe de stars et un banc de titulaires. Bruges, c’est un bloc de travailleurs et un banc de jeunes qui ont faim. Cela peut générer un fameux duel à distance.”

Mais d’abord, il y a Birmingham : “J’adore le style anglais : les étrangers y apportent la technique, les indigènes, le physique. C’est un bon mixte, tout comme le nôtre. Si on gagne, on sera qualifié à... 75 %”

© La Dernière Heure 2011