Michel Preud’homme en quête d’une 100e victoire contre l’équipe d’un ami.

Depuis son retour en Belgique, Michel Preud’homme n’a jamais caché qu’il vouait une affection particulière à deux entraîneurs de nos clubs de l’élite.

Deux techniciens au profil professionnel similaire dotés, l’un et l’autre, de grandes qualités humaines. L’entraîneur du Club Bruges les respecte énormément pour la manière dont ils gèrent leur effectif.

Francky Dury est l’un d’eux, Felice Mazzu est l’autre. "Charleroi est une formation stable, qui lutte chaque saison pour accéder aux PO1 malgré les départs de l’une ou l’autre valeur sûre à chaque période des transferts. Si le Sporting carolo livre des prestations constantes depuis si longtemps, s’il pose toujours autant de problèmes aux ténors de notre compétition, c’est en grande partie à la compétence avérée de Felice Mazzù et de son staff qu’il le doit. Je me flatte d’avoir noué de bons contacts avec Felice. Je le reverrai avec le plus grand plaisir... avant le match."

Michel Preud’homme s’esclaffe : "J’espère pouvoir dire la même chose au coup de sifflet final. Je serai alors comblé car j’aurai peut-être remporté ma 100e victoire officielle avec Bruges en 168 rencontres."

Pour la première fois de la saison, le Club Bruges précède Charleroi au classement. Il le précède d’une victoire grâce aux neuf points qu’il a glanés avant la trêve, là où le Sporting n’en a engrangé que cinq.

Après un départ chaotique, très inférieur à ses espérances, le Club s’est ressaisi en championnat. Mais comment va-t-il négocier ces dix prochains jours, qui vont le voir se déplacer à Charleroi, accueillir Porto puis Anderlecht avec un effectif amputé de sept éléments, cinq titulaires et deux substituts?

Jamais, depuis qu’il entraîne Bruges, Michel Preud’homme n’a argué des indisponibilités pour excuser une contre-performance. Il ne l’a pas fait davantage cette fois-ci: "Les impondérables m’empêchent de faire tourner mon effectif comme je le souhaiterais. Certaines blessures sont imputables à la malchance, d’autres à une surcharge de travail. Je n’ai plus guère de choix, mais j’ai entière confiance dans les éléments qui restent à ma disposition."

Le noyau étoffé du Club lui permet, effectivement, d’affronter Charleroi avec une formation toujours compétitive. "J’attends de mes joueurs qu’ils affichent la même mentalité et qu’ils respectent la même discipline tactique que lors de nos derniers matches, à Mouscron et contre La Gantoise."