Cette fois, le Club de Bruges n'a pas fait le poids. Contrairement à l'aller, les Blauw en Zwart se sont fait balayer par le Paris Saint Germain pour match de clôture de la C1. Ce qui referme une campagne européenne pas si glorieuse que cela.

Ce mercredi matin, la presse française n'a pas été tendre avec le dernier champion de Pro League. À commencer par le journal L'Equipe. "Alors qu'elle était la seule équipe sur le terrain à jouer encore quelque chose, le Club Bruges a longtemps étalé un étonnant manque d'agressivité", a estimé le quotidien. Clairement, la prestation défensive est pointée du doigt: "Résultat, sa défense a longtemps souffert avec un Hendry impuissant et un Ricca qui avait beaucoup de déchets dans son jeu. Mignolet est fautif sur l'ouverture du score mais sans lui, les dégâts auraient pu être bien plus importants."

Les choix de Clément ont également fait beaucoup jaser. Notamment la titularisation surprise du jeune Sandra qui écope d'un sévère 3/10. "Il a cumulé pertes de balle et mauvais choix, ratant l'occasion de remettre son équipe dans la partie en oubliant Lang." Le Neymar de la Venise du Nord est d'ailleurs le seul, avec Mignolet, a avoir une note positive. "Le Néerlandais fut le Brugeois le plus créatif et le plus dangereux, trouvant de bons angles de passes pour De Ketelaere."

Pour le Parisien, le PSG était tout simplement trop fort pour ce Bruges-là. "Inspiré et brillant, surtout en première période, le club de la capitale, déjà qualifié pour les 8es de finale de la Ligue des champions, a fessé les Belges avec un doublé de Kylian Mbappé et un autre de Leo Messi", a commencé le journal de la capitale française. "Certes, Bruges n’a pas défendu comme Nice (0-0) ni mis l’intensité et l’impact de Lens (1-1) mais il s’agit d’une petite équipe avec son charme et quelques bons joueurs, pas bidon pour un sou", affirme le quotidien.

Le Figaro n'a lui pas reconnu les champions de Belgique des deux premiers matchs. "Mais où est passé le Club Bruges qui avait mené la vie dure au Paris Saint-Germain à l'aller (1-1)?", commence-t-il. "Si le PSG n'avait plus rien à espérer ou à craindre avant ce match, les champions de Belgique, eux, avaient beaucoup à gagner. (...) Mais Bruges n'a pas mis toutes les chances de son côté… Il a fallu attendre la mi-temps pour voir les visiteurs vraiment rentrer dans le lard de leurs hôtes. Au final, Stanley Nsoki et ses coéquipiers sont repartis du Parc des Princes avec une nouvelle valise, eux qui ont encaissé au moins quatre buts lors de leurs quatre dernières sorties en C1. C'est un record dans l'histoire de la compétition."

Même son de cloche du côté de RMC Sport. "Cette fois, il n'y a pas eu de Club de Bruges", affirme le média sur son site internet. "En septembre, le Club Bruges, à domicile pour l'ouverture de la campagne européenne, avait impressionné en dominant un PSG très brouillon tout au long de la rencontre. Mais cette fois, la formation belge, balayée 5-0 par Leipzig lors de la précédente de journée, n'a presque pas existé en première période. Les Parisiens, avec ce qui est peut-être leur meilleur trio au milieu de terrain (Gueye-Verratti-Wijnaldum), ont été en maîtrise et ont su accumuler les assauts sur la cage de Simon Mignolet."

Après la rencontre, Clément a avoué être fier de son club: "Cette campagne en Ligue des champions sera une bonne expérience pour mes jeunes joueurs". Toujours est-il qu'après un 4/6 qui avait enflammé la Belgique, le retour sur terre reste brutal. Et le coefficient européen des clubs belges est toujours plus inquiétant. Avec, en toile de fond, le danger toujours plus pressant de la perte du club qualifié directement pour la reine compétition européenne.