Patrick Revelli a aidé les Verts lors de leur fabuleuse épopée en Coupe des Champions

SAINT-ÉTIENNE Trente-deux ans plus tard, l'attaquant Patrick Revelli n'a rien oublié : "Tout au long de cette épopée de 1976, nous étions attendus, au même titre que le Dynamo Kiev ou le PSV. Cette épopée revient toujours à la surface. Nous l'évoquons toujours avec plaisir."

En huitième de finale, l'ASSE a éliminé les Glasgow Rangers (2-0 et 2-1) avant de défier le grand Dynamo Kiev : "C'est la plus grosse écurie que j'ai affrontée en Coupe d'Europe. Les Ukrainiens sortaient d'une longue trêve hivernale. À l'aller, à Kiev, nous avions frôlé la catastrophe. Nous aurions pu, aisément, encaisser cinq ou six buts. La logique n'aurait pas été bafouée. Nous n'en avons pris que deux."

Patrick Revelli a toujours cru à la qualification : "Intrinsèquement, le Dynamo nous était supérieur. Cette équipe était une partition de musique, une superbe machine, bien huilée. On savait qu'en leur rentrant dedans, on pouvait les dérégler, leur faire perdre leur sang-froid. On s'est engouffré dans la brèche et cela a marché. "

Le Stéphanois a pris, au retour, une large part dans la qualification : "J'étais entré après le repos. J'ai fait marquer Hervé, mon frère, d'une déviation de la tête. Sur l'action précédente, Kiev avait failli ouvrir le score. Les Ukrainiens se sont alors disputés..."

En demi-finale, l'ASSE a défié les frères Van de Kerckhof : "Le PSV était solide, athlétique. Ils n'avaient perdu que 1-0 à Geoffroy Guichard. Ils étaient venus boire un verre après le match. On pouvait déceler une certaine arrogance dans leur attitude. Au retour, ils se sont plantés. Nous avons préservé le 0-0."

Puis ce fut le Bayern, le 12 mai 1976 : "Les dirigeants bavarois n'appréciaient pas qu'on joue dans les mêmes couleurs que le Celtic, en vert en blanc. Les deux tiers du stade nous soutenaient. Il y avait de la convivialité à l'époque. On a fait rêver la France entière."



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