Sans le Vénézuélien, incertain dimanche, le Club n’affiche pourtant pas le même visage

BRUGES Suspendu contre le Dinamo Zagreb, Ronald Vargas en a profité pour ménager une musculature qui l’avait une nouvelle fois trahi contre le Standard, alors qu’il était le seul Brugeois à pouvoir rivaliser d’adresse avec les Rouches .

C’était en effet frustrant d’être jeudi dans les tribunes et de voir votre équipe laisser sans doute filer la qualification , dit-il.

Sans leur buteur vénézuélien (11 buts en Jupiler League depuis l’entame du championnat), les Blauw en Zwart ont singulièrement manqué de couleurs. Aussi, le bon peuple brugeois prie-t-il à l’ombre de Sint-Andries pour qu’il soit rétabli dimanche.

Ce qui, hier, était loin d’être acquis.Cela va mieux, mais je ne suis pas encore 100 % fit. J’ai pu m’entraîner de nouveau avec ballon. On prendra la décision, d’un commun accord avec l’entraîneur, après l’entraînement, ce samedi. Avec les blessures qui m’ont tellement handicapé au cours de mes deux premières années à Bruges, je ne prendrai aucun risque.

Si le jeune homme de Guatire a pris une place de plus en plus importante sur l’échiquier brugeois, Ronald Vargas ne veut pas jouer les hommes providentiels pour autant. C’est vrai que je suis en forme, me ne suis jamais qu’un joueur parmi un noyau de 23 joueurs. Je ne pense pas que l’équipe soit dépendante de moi.

Même s’il s’en défend, dimanche, le sort du Club, et plus particulièrement celui de son entraîneur, pourrait être en bonne partie entre les pieds de son homme en forme.

“Je ne sais pas. Ce match est d’a bord important pour l’équipe, pas seulement pour l’entraîneur. C’est normal que le coach d’une équipe comme Bruges soit sous pression quand les résultats ne suivent pas. J’estime cependant que nous jouons mieux sous Adrie Koster que sous ses prédécesseurs. Ce serait donc dommage si cela tournait mal pour lui ici. Cela peut donc constituer une motivation supplémentaire pour le groupe. Mais, encore une fois, ce seront surtout les trois points qui vont être importants.”

Lui-même, ressent-il une pression supplémentaire avant ce sommet  ? Non. Un club comme Bruges évolue toujours sous pression… Je n’ose imaginer un scénario comme celui du Standard la saison dernière. Nous voulons absolument rallier les playoffs 1 et, si c’est encore possible, la première place…



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