Lorsque Philippe Clement lui a annoncé qu’il commençait, Kamal Sowah a jubilé. Une joie de courte durée. Le Ghanéen a passé une soirée cauchemardesque.

Après sa première prestation à Bruges, il avait pris le micro pour fêter la victoire contre Ostende, devant ses nouveaux supporters. Dix semaines plus tard, ces mêmes supporters l’ont hué… après quinze minutes de jeu. Un moment pénible qu’il ne méritait pas de vivre.

Il attendait cette titularisation dans un match à intensité depuis des semaines. Mais pas dans ces conditions. Son entraîneur l’a aligné sur le flanc gauche. Seul. Habitué à jouer juste derrière les attaquants, il a passé sa rencontre à défendre. Mal, la plupart du temps.

À l’image d’ailleurs de son penalty concédé, après avoir jonglé dans son propre rectangle. Un geste qui témoignait de son inexpérience à cette position. Il a laissé filer son opposant, à plusieurs reprises, de manière totalement impuissante. Sans compter les multiples pertes de balle.

Pourtant, offensivement, la seule vraie phase construite de la première période est venue de ses pieds. Un débordement conclu par un centre pour Dost, qui n’est pas parvenu à tromper le gardien allemand. Preuve que le Ghanéen était capable de faire la différence.

Mais, pour ce faire, il aurait dû être mis dans de bonnes conditions. Ce qui n’était franchement pas le cas. Au-delà de son manque de rythme, c’est mentalement qu’il n’était pas prêt. Il courait toujours après son premier but sous la vareuse brugeoise et avait besoin de prendre du plaisir. De dribbler, de provoquer et de tenter sa chance. Comme il le faisait à OHL.

Lors de sa sortie, à cinq minutes du terme, il a encore été sifflé. Dur…