Bruges Vincent Mannaert, le manager de Bruges, défend son club contre les critiques d’autres clubs.

Dans Het Nieuwsblad, il répète qu’Anderlecht ne doit pas compter sur l’argent que Bruges gagne en Ligue des champions. "Il existe déjà un système de solidarité en Belgique : 15 % de l’argent télé de la Ligue des champions est partagé entre tous les clubs de la D1A et D1B. On est surtout solidaires avec notre personnel. On essaie de garder nos 130 employés au travail, et cela à temps plein. On n’est pas solidaires avec les clubs qui ont mal travaillé. Les problèmes d’Anderlecht et du Standard datent d’avant la crise du corona. Il faut vivre selon ses moyens, sinon on le paie cash."

Mannaert va même plus loin : "Bruges est la plus grande victime de la crise du corona, parce que nous avons la plus grande structure des coûts et nous générons le plus d’argent via les matchs. Nous saignons le plus. […] Nous ne ferons certainement pas appel au chômage technique et ne demandons donc pas l’aide du contribuable."

Mannaert s’en est aussi pris à l’Antwerp, qui accuse Bruges d’être à la base de la décision belge de vouloir arrêter le championnat. "Les bistrots sont fermés, mais les discussions de bistrot se poursuivent", soupire-t-il encore. "Bruges aurait aimé terminer la saison. Un doublé aurait été historique. Mais on doit tenir compte des faits. Quand un coup de coin est botté, 21 personnes se serrent comme dans une boîte à sardines."