Assis chacun à un bout de la table d’interviews, Bas Dost et Ruud Vormer ont joué au ping-pong verbal dans une ambiance enjouée, qui attestait leur évidente complicité.

Sur un mode badin, qui reflétait un certain soulagement, ils ont reparcouru une rencontre qui n’a globalement généré aucune réelle controverse.

Ruud Vormer, assimilez-vous le partage de l’enjeu à un résultat décevant ?

"Nous n’étions pas assez bons en première période. Peut-être par manque d’agressivité ou en raison d’un début de stress peut-être, nous avons abandonné trop d’espace aux Anderlechtois. Nous les avons laissé jouer. J’ignore la raison de cette largesse. Nous allons en reparler très vite. Après le repos, nous nous sommes davantage retrouvés. C’est de cette manière, en le bousculant, qu’on peut faire mal au Sporting. Nous avons heureusement pu égaliser méritoirement."

Bas Dost intervient : "Sur une très belle passe de Ruud."

L’intéressé opine, en esquissant une moue ravie.

Ruud, vous paraissez déçu…

"Contre Anderlecht, on veut toujours gagner. Mais soyons honnête : le résultat est logique. Le Sporting était meilleur que nous avant le repos. Mais je ne veux pas être trop négatif : ce résultat nous rapproche objectivement du titre. Nous conservons nos huit points d’avance et il ne reste que cinq matchs à disputer."

Bas Dost reprend la parole : "Pour le spectateur neutre, la seconde période a dû apparaître passionnante. Quand Bruun Larsen a marqué , je me suis dit : ‘On ne va tout de même pas être battu une fois en core par 1-2.’ Heureusement, j’ai égalisé."

Qu’avez-vous pensé de la faute de Cullen sur vous ?

"Rouge."

Vormer enchérit : "Rouge foncé. Vanaken a pris trois matchs pour un geste analogue. J’ai revu les images. Je me demande ce que faisait la VAR."

Bas Dost reprend la parole : "On peut en rigoler, mais j’ai senti qu’on me mettait une semelle sur ma cheville. Ruud m’a gueulé : Relève- toi et continue.’ Il n’a pas senti ma douleur."

Ne vantez pas à Dost le système des playoffs : il déteste cela ! "Au début, je n’y comprenais rien. Nous avons terminé la phase classique avec 16 points d’avance. Nous sommes champions, c’est tout. Mais après le premier match, je comprends que cela génère du suspense. Je me suis bien amusé ce dimanche soir…"