Felice Mazzù pensait qu'il méritait plus de temps et plus de crédit lorsqu'il était à la tête du club limbourgeois.

A Genk, Felice Mazzù n'a mené l'équipe qu'une vingtaine de matches. L'ancien mentor de Charleroi a été viré mi-novembre par la direction de Genk, malgré de bonnes prestations européennes contre Liverpool (deux fois) et Naples.

Auprès de nos confrères de Sudpresse, Mazzù est revenu sur ses cinq mois en terre limbourgeoise. Aujourd'hui, il se remet tout doucement de son premier limogeage. "Je n’en sors peut-être pas tout à fait intact, mais certainement pas brisé. J’ai quitté Genk sans qu’il y ait une cassure avec mon vestiaire ou avec la direction. J’en suis fier et heureux à la fois. Ce sont les circonstances qui ont dicté mon départ. Je pensais avoir mérité un peu plus de crédit et surtout un peu plus de temps, mais les dirigeants ont estimé qu’ils n’étaient plus possible pour eux de m’en accorder", confie-t-il à nos confrères.

Mazzù pense que mal parler le néerlandais dans un club comme Genk dérangeait: "Dans ma grande naïveté de citoyen ordinaire, j’étais persuadé jusqu’ici que la querelle linguistique concernait des politiciens avides de mettre en évidence leur pouvoir de séduction. Depuis mon passage à Genk, je constate que c’est toujours un gros problème pour certains en Belgique et que la question linguistique fait encore de gros dégâts dans notre pays. Pour certains, au club, au sein d’une partie de la presse ou dans les tribunes, le fait de ne pas parler le néerlandais m’a été préjudiciable alors même que ma langue de travail était l’anglais."

Selon des informations de L'Avenir, Felice MAzzù pourrait retrouver de l'emploi. Il intéresserait le club saoudien d'Al Shabab, qui aurait contacté l'entraîneur belge.