La trentaine à peine entamée, Yannick Ferrera peut se targuer d’avoir déjà de solides références sur son C. V. Passé par le centre de formation d’Anderlecht, il allait ensuite migrer vers le Moyen Orient pour faire enfin ses premiers pas en D1 au Mambourg.

L’affrontement de ce week-end entre les deux Sportings aura donc une saveur particulière... à plus d’un titre.

"J’ai quitté Charleroi l’année dernière, justement la veille de ce match face aux Mauves. J’espère que j’aurai quand même l’occasion de me rendre un jour au Parc dans le costume de T1..."

Charleroi doit déjà faire face à une solide pression, après plusieurs prestations en dedans. Sous l’ère Ferrera, le maintien était le seul objectif plausible. Aujourd’hui, les discours sont plus osés : "Ce n’est pas maintenant qu’il faut juger l’équipe. C’est beaucoup trop tôt. Il faut encore au moins attendre quelques semaines, le temps que tous les rouages se mettent en place. C’est la même chose du côté d’Anderlecht, qui ne carbure pas non plus au super. Il y a quelques mois, j’avais commencé avec un 3 sur 15. Ce qui ne nous avait pas empêchés de tenir notre rang. Le départ est déjà meilleur cette fois-ci…"

Alors qu’il a démarré sa carrière en tant que formateur à Neerpede, Yannick Ferrera n’a guère su faire éclore de jeunes promesses au Pays Noir : "J’ai été plusieurs fois voir les réserves, sans jamais être vraiment séduit par les qualités de l’un des jeunes. Il faut dire que le noyau de l’équipe première était large et que les places étaient chères. Enfin, c’est normal que le travail paie davantage dans la capitale. Ce n’est un secret pour personne qu’il y a plus de moyens, que les coaches sont mieux payés."

Reste à attendre que le blé lève : "C’est aussi une question de génération. Il y a eu Kompany-Vanden Borre, maintenant Bruno- Praet. Moi, j’ai travaillé avec les 1994. Des garçons comme Jordan Lukaku ou Heylen, qui sont en train de se révéler. Peut-être que ça va venir à Charleroi également."

Le Bruxellois reste en tout cas attentif à l’avenir d’un club qui reste gravé dans sa mémoire : "Cela me ferait plaisir de retourner voir les Zèbres un de ces quatre. Je vais essayer d’arranger ça…"