Désormais installé à Saint-Trond, Yannick Ferrera, l’ancien mentor des Zèbres, sait qu’il est attendu au tournant. Après avoir claqué la porte du Mambourg sans demander son reste, il doit prouver que ses premiers faits d’arme en tant que T1 ne devaient rien au hasard.

Alors Yannick, premières impressions chez les Canaris ?  

"Le groupe est sur le pont depuis le 17 juin. Tout est impeccable pour le moment. C’est encore difficile de se situer, après une première série de matches amicaux, mais nous sommes sur la bonne voie. L’objectif, c’est évidemment de retrouver rapidement la D1. C’est cet incroyable défi qui m’a motivé pour accepter la proposition trudonnaire."  

On avait pourtant parlé de Coventry, non ?  

"J’ai signé avec un bureau de management anglais, qui m’avait effectivement mis en contact avec ce club. C’était en bonne voie, mais la proposition de Saint-Trond est arrivée entre-temps. J’avais d’autres contacts également en D2, mais c’était là l’occasion la plus stimulante."  

Et quid de Bruges ?  

"C’est une rumeur qui a été inventée de toute pièce. Il n’a jamais été question que je devienne l’assistant de Garrido. C’est un dirigeant carolo qui a lancé le bruit. Cela s’est ensuite enflammé comme une traînée de poudre dans la presse. Tout ce que je sais, c’est que la direction brugeoise a téléphoné à Preud’homme afin d’avoir quelques renseignements."  

Saint-Trond, est-ce un pas en arrière ?  

"Pas du tout. Au-delà du professionnalisme qui y règne, le club m’offre des conditions de travail incroyables. J’ai pu m’entourer de trois assistants que j’ai personnellement choisis. Un préparateur physique que j’avais emmené à l’époque à Al Shabab. Un T2 irlandais que je connais depuis des années. Ainsi qu’un coach des gardiens actif précédemment à la Fédération. Je pense qu’il y a peu de présidents qui m’auraient offert cette chance."  

Votre rôle est plus que consistant...  

"Je travaille comme un manager à l’anglaise. Je m’occupe de l’ensemble de la structure, comme la préparation physique ou le secteur médical. J’ai aussi un œil constant sur les transferts entrants et sortants. Cela me prend un temps fou, mais c’est extrêmement stimulant. Je suis quelqu’un qui a de l’ambition. Je ne m’en cache pas. Mon rêve, c’est d’un jour rejoindre le plus grand championnat européen, à savoir la Premier League . Et là-bas, tous les entraîneurs bossent de cette manière. C’est donc un excellent écolage..."  

Le Staaienveld, ce n’est qu’une étape…  

"J’ai signé un contrat d’un an, renouvelable automatiquement en cas de montée. Les gens sont à l’écoute. Il règne une excellente ambiance dans tous les arcanes du club. Pour le moment, je pense avoir plutôt une bonne cote suite à mes résultats en D1. Mais ce seront les résultats sur le terrain qui seront déterminants. Ce qui est sûr, c’est que je suis motivé à 200%."  

Pas trop dure la vie, loin de l’agitation de la ville ?  

"Je suis installé depuis un mois et demi à Saint-Trond. Il y fait bon vivre. Tout le monde se connaît. Le président appelle tous les gens qu’il croise par leur prénom. Franchement, c’est agréable. Je me suis mis à la presse néerlandophone. Je ne lis plus trop le reste. Je sais juste que Gnohéré s’est un peu lâché sur moi dans les journaux. Mais je ne vais pas commencer à répondre par presse interposée…"

La classe et la gentillesse d’un coach qui va très vite faire à nouveau parler de lui.