Le dossier concernant le permis pour l'Eurostade, qui devait être construit sur le parking C du Heizel, piétine depuis des années. Bien que le terrain soit la propriété de la ville de Bruxelles, il est situé dans la commune flamande de Grimbergen, ce qui signifie que le gouvernement flamand est compétent pour la délivrance d'un permis.

Le gouvernement flamand a refusé de l'accorder en janvier 2018, car l'Eurostade serait trop grand pour ce que le plan d'aménagement du parking C prescrit et car le projet impliquerait des problèmes de mobilité.

Ghelamco s'est dès lors tourné vers le Conseil flamand chargé de se prononcer sur les contestations des décisions en matière de permis, qui l'a aussi éconduit en septembre 2019, l'avis du gouvernement flamand n'étant "pas manifestement déraisonnable".

En dernier recours, l'entreprise s'est adressée au Conseil d'État en octobre de l'année dernière. Le Conseil d'État a rejeté le pourvoi en cassation - cette instance ne se penchait que sur la légalité de l'arrêt et non sur le fond de l'affaire - dans son arrêt d'aujourd'hui/ jeudi.

En réaction, Ghelamco a déclaré qu'il "examinerait de près l'arrêt du Conseil d'État et ses implications pour le projet de l'Eurostade" et qu'il "évaluerait les démarches nécessaires pour obtenir un permis exécutoire pour le projet". L'entreprise continue de croire en celui-ci, a-t-elle insisté.

"Même si cet arrêt devait constituer un obstacle au projet initial de l'Eurostade, ceci ne signifie en rien la fin du projet en tant que tel", a assuré M. Gheysens. "Cet arrêt permet à Ghelamco de répondre aux évolutions récentes portant sur le plateau du Heysel et lui donne la possibilité pour de mettre au point des meilleures solutions pour la mobilité en concertation avec les stakeholders concernés."