Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné vendredi 42 personnes à des peines allant jusqu'à trois ans de prison et 10 ans d'interdiction de stade pour leur implication dans les émeutes qui avaient éclaté le 30 avril 2016 aux alentours du Bosuil, le stade de football de l'Antwerp, en marge d'une rencontre contre Eupen.La moitié des prévenus a écopé de peines de prison, tandis que l'autre moitié a été condamnée à des peines de travail ou a obtenu un sursis.

Le tribunal a ainsi généralement suivi le réquisitoire du parquet, qui demandait des peines allant jusqu'à trois ans de prison et des interdictions de stade portées à 10 ans, ainsi que des amendes.

Lors de la rencontre, l'Antwerp avait partagé l'enjeu (0-0) contre Eupen et ne pouvait ainsi pas prétendre à la première division. Une déconvenue que les supporteurs du club n'ont pas digérée. Ils ont envahi le terrain et plusieurs d'entre eux sont parvenus à s'immiscer dans les tribunes des visiteurs. Cette partie du stade avait été rapidement évacuée et un canon à eau avait dû être utilisé pour repousser les hooligans.

La police avait établi plusieurs procès verbaux pour infractions à la loi football et les avait transmis à la Cellule football du SPF Intérieur, qui a déjà imposé des sanctions. Les prévenus n'étaient donc pas poursuivis pour les faits commis dans le stade.

Ils comparaissaient en effet pour les violences qui se sont déroulées à l'extérieur: après avoir été repoussés, les supporters de l'Antwerp ont en effet déchargé leur frustration sur la police, présente en masse aux alentours.

Ils ont jeté des pavés, des panneaux de signalisation et même des arbres arrachés, endommageant 23 combis. Plusieurs policiers avaient été blessés. Des riverains ont également déploré des dégâts.

La situation s'est calmée avec le départ du bus des joueurs d'Eupen. Le noyau dur des hooligans s'est alors réduit. Les dégâts, considérables, ont été évalués à plus d'un million d'euros.

La Ville d'Anvers, la police, les pompiers et plusieurs riverains s'étaient portés parties civiles.