Dejan Veljkovic a enfin parlé ! L’agent de joueurs de foot qui a fait 42 jours de prison vu son rôle dans le Footgate, le scandale lié à la corruption dans le monde du football belge, s’est exprimé dans Zurnal, un média serbe. Sans gêne, Veljkovic donne sa version personnelle des faits, qui ne correspond pas du tout à la réalité.

Veljkovic, qui bénéficie du statut de repenti (voir ci-dessous), a décidé de rompre le silence suite à l’annonce du tribunal de Bruxelles, qui a jugé sa suspension de dix ans par la Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport (CBAS) comme nulle. “J’ai été blanchi”, est l’interprétation de Veljkovic. “Ma licence d’agent de joueur me sera rendue. La justice a commis une faute grave et se gêne. Je vais demander un dédommagement (de plusieurs centaines de milliers d’euros). Je n’ai pas su travailler pendant trois ans, j’ai notamment subi une douleur mentale suite à ma détention. Je vais poursuivre le travail que j’ai effectué pendant 23 ans.”

Même si l’Union belge devra accepter sa demande, il est impensable que Veljkovic puisse relancer ses activités en Belgique, vu son implication dans le dossier des matchs truqués. “Il n’y a pas de preuves”, maintient l’ancien “manager maison” de Malines, Lokeren et même Anderlecht à l’époque d’Herman Van Holsbeeck. “J’ai toujours fait mon travail de façon honnête. Tout le monde connaît ma réputation en Belgique et en Europe. (sic) J’ai hâte de reprendre le travail. Tout sera réglé d’ici quelques jours.”

Veljkovic oublie visiblement qu’il a déjà reçu de lourdes sanctions en tant que repenti: 5 ans de prison avec sursis, une amende de 80 000 euros avec sursis et la confiscation d’environ 4 millions obtenus illégalement, qui ont déjà été en grande partie récupérés par la justice, notamment via la vente de sa villa à Schoten.

Mais le Serbe proteste de son innocence. “J’ai été arrêté et emprisonné pour des choses avec lesquelles je n’ai rien à voir. Ils m’ont attaqué et j’étais impuissant. Je ne pouvais pas parler dans les médias et ils m’ont condamné sans que je puisse me défendre. Même ma femme Maria a fait 30 jours de détention préventive. Je lui dois beaucoup. Vous ne pouvez pas vous imaginer ce qu’elle a vécu ces trois dernières années. Merci à elle et à mes avocats de m’avoir soutenu.”

Veljkovic en veut aussi aux médias belges. “C’est horrible de voir ce qui a été écrit à mon sujet. Comme si j’avais commis un meurtre. J’ai vécu dans un enfer pendant toute cette période, parce que je ne savais pas faire le travail que j’aime tant. Mais il existe un Dieu, et tout rentrera dans l’ordre. Je suis prêt à mener un long combat pour revenir plus fort. Maintenant, les journalistes belges me téléphonent et disent qu’ils sont à mes côtés.”