Division 1A

Le FC Malines et les clubs de supporters du Malinwa ont demandé la semaine dernière à ce que le club ne soit pas poursuivi par le parquet de l'Union Belge, estimant que les dirigeants poursuivis ne forment pas la majorité du conseil d'administration du club.

"Peut-être pas mais ce sont eux qui ont le pouvoir décisionnel dans le club", a rétorqué le procureur fédéral Kris Wagner samedi dans son plaidoyer devant la haute chambre d'appel de la Commission des litiges de l'Union belge traitant du dossier du match présumé truqué l'an dernier en playdowns entre Malines et Waasland-Beveren (2-0) du 12 mars 2018..

Tim de Hertogh, avocat qui représente deux associations de supporters malinois, avait déclaré samedi dernier que de nombreux supporters avaient investi beaucoup d'argent dans le club et que le FC Malines est une entité qui ne pouvait pas se résumer à quelques dirigeants. Il a donc estimé que le club ne pouvait être tenu responsable d'une tentative de truquer un match.

Le fait que Thierry Steemans (directeur financier), Olivier Somers (co-actionnaire principal), Stefaan Vanroy (directeur sportif) et Johan Timmermans (ex-président et membre du conseil d'administration) ne constituent pas la majorité du conseil d'administration n'a aucun poids au niveau juridique selon Kris Wagner. "La seule chose qui est importante, c'est que ce sont eux qui avaient le pouvoir décisionnel dans les mains. C'est indéniable compte tenu de leurs fonctions dans le club. Je comprends l'argument selon lequel le club ne devrait pas être victime", a-t-il ajouté. "Mais à qui profite cette falsification? Au FC Malines. Ce serait injuste envers les autres clubs qui jouent selon les règles. Ne pas condamner le club signifierait la fin d'une compétition normale et par conséquent de notre sport."


Kris Wagner dénonce l'attitude de Veljkovic: "Complètement indifférent aux règles"

Le procureur fédéral Kris Wagner s'en est pris vivement à Dejan Veljkovic dans son plaidoyer samedi, accusant l'agent de joueurs d'être la figure centrale qui a influencé le déroulement du match Malines - Waasland-Beveren du 11 mars 2018. "Il n'y pas de place dans le football national et international pour une personne mafieuse comme lui", a-t-il assené.

Le procureur du roi a commencé par souligner que l'agent serbe avait été désigné comme le grand responsable par toutes les autres parties impliquées. "Dans chaque défense, Veljkovic a été désigné comme le coupable principal. Une chose est sûre, il est sans aucun doute le personnage central de cette affaire. De par sa mauvaise conduite et son indifférence complète aux règles, il en ressort que le football international et national n'a pas besoin d'une personne comme lui. J'espère qu'il saura comment se comporter après cette procédure disciplinaire."

Wagner a ensuite parlé de Walter Mortelmans comme d'un "caméléon" qui "dépasse les limites mais sait se protéger". "Sa principale préoccupation n'est pas d'agir correctement mais bien de tricher sans se faire prendre. Des agents qui ne se limitent pas à gérer les transferts, mais abusent de leur rôle pour influencer leurs assistés doivent sortir du football ", a déclaré Wagner.

Enfin, Wagner s'en est pris à Evert Maeschalck, qui a nié avoir été approché pour faire participer Davy Roef (gardien de but de Waasland-Beveren) à la combine. "Il savait que le match était influencé. Il savait parfaitement ce qu'il se passait et qu'on lui demandait de coopérer. Mais simplement pour ne pas s'attirer les inimités, il a peut-être fait semblant de coopérer. Les tricheurs ont ainsi été trompés, mais il aurait quand même dû le signaler et ces faits auraient pu être évités."