Il y a six ans, le public de Bruges avait dissuadé la direction du Club de le choisir.

Quel accueil la Blue Army réservera-t-elle, cette fois, à Francky Dury promis, davantage encore que Felice Mazzù, à la succession de Michel Preud’homme ?

Il y a six ans, le coach à succès de Zulte Waregem avait déjà été pressenti pour succéder à Adri Koster.

Francky Dury achevait à l’époque son bail à La Gantoise, en visite à Bruges. Le public de la Venise du Nord ne l’avait pas accueilli avec chaleur. "Dury n’est pas assez fort pour le Club !" avait rugi la Blue Army.

À l’inverse, les supporters du Club avaient scandé le nom de l’entraîneur néerlandais… qui n’allait pas survivre au 31 octobre 2011.

Inquiète du violent ostracisme, populaire à l’encontre de Francky Dury la direction du Club renonça à lui.

La donne a-t-elle changé aujourd’hui ? "Francky aura 60 ans en octobre mais il est plus motivé que jamais", assure son ami et ex président Willy Naessens. Bien que Bruges ne se soit pas encore manifesté, Willy Naessens assure que, le cas échéant, Zulte Waregem ne s’opposerait pas fermement au second départ de son coach emblématique. Mais il prévient : "Je suis convaincu que Francky recèle d’immenses qualités. Mais, pour s’exprimer pleinement, il doit sentir le soutien et la confiance des gens qui gravitent autour de lui. Ses dirigeants en doivent pas le laisser seul."

Sa relative solitude fut, peut-être, la raison principale pour laquelle il ne demeura qu’une saison à Gentbrugge. "Écrivez que Mazzu ferait un meilleur coach de Bruges que moi", affirmait-il la semaine dernière.

Sans en penser un mot…