En 2011, Vercauteren avait quitté Genk à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. L'homme du dernier titre devrait revenir dans le Limbourg.

Christoph Daum, Huub Stevens, Peter Maes ou… Franky Vercauteren : qui succédera à Emilio Ferrera comme entraîneur du Racing Genk ?

Si l’on en croit TL Limburg - mais d’autres sources ont confirmé cette version - l’entraîneur bruxellois, qui avait déjà mené le Racing au titre en 2011, a été contacté, mardi, par la direction du club limbourgeois. Un accord aurait été conclu. Il ne manquerait plus que sa signature.

Franky Vercauteren entraîne actuellement le club russe, très ambitieux, de Samara, qui n’entend pas moisir en D2 où il a été relégué : Vercauteren l’a hissé à la 2e place du classement, avec 10 points sur 15.

Le Bruxellois avait obtenu la permission de Samara de revenir quelques jours en Belgique pour régler des problèmes administratifs. Il devrait avoir regagné la Russie vendredi : dimanche, Samara ira défier Novosibirsk, en Sibérie. Vercauteren souhaite y diriger une dernière fois son équipe. En son absence c’est son adjoint, Jos Daerden, qui dispense les entraînements.

Le contrat - très rémunérateur selon ses dires - que Franky Vercauteren a signé à Samara recèle deux clauses libératoires. L’une permettrait au club de remercier son entraîneur en septembre, en cas de mauvais résultats. L’autre autorise l’entraîneur à se libérer lui-même, moyennant un dédit raisonnable.

Dans l’absolu, et pour autant que les Genkois lui aient pardonné son départ pour Al Jazira, au terme du match aller qualificatif pour les poules de la Ligue des Champions au Maccabi Tel Aviv - il n’était même pas revenu en Belgique avec la délégation -, Franky Vercauteren présente les qualités requises pour relancer sur la bonne voie le club limbourgeois qui a besoin de s’appuyer sur un patron sportif fort et cohérent.

Franky Vercauteren connaît la maison, même s’il se trouverait à la tête d’un effectif presque remanié de fond en comble.

À l’inverse de Mario Been, qui aimait la possession du ballon, il est un adepte d’un football plus direct et plus efficace, axé sur la profondeur.

Il a aussi démontré qu’il pouvait faire progresser les jeunes joueurs de son effectif : outre Courtois, De Bruyne, Vossen et même Ogunjimi ont brillé sous sa direction.

Mais le Bruxellois n’est pas qu’un technicien de terrain : il peut aussi officier comme directeur technique et imposer, pour ce club qui en manque cruellement, une ligne directrice claire.

Dans le même temps, un nouveau directeur général va être nommé. À l’époque, Dirk Degraen assumait cette fonction mais lui et Franky Vercauteren se comportaient comme chien et chat.

Les relations avec les supporters devraient être améliorées, elles aussi.